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Mycotoxines de l’aliment : teneurs maximales et valeurs recommandées de l’UE (2026/1801)

Les deux régimes de l’Union, valeur par valeur, et ce qui change au 1er juillet 2027 ; chaque valeur avec son texte.

En bref

Dans l’Union européenne, les teneurs maximales et valeurs recommandées des mycotoxines dans l’aliment pour animaux relèvent de deux régimes. L’aflatoxine B1 a une teneur maximale obligatoire, fixée par la directive 2002/32/CE. Le déoxynivalénol, la zéaralénone, l’ochratoxine A, les fumonisines B1 et B2 et les toxines T-2 et HT-2 ont des valeurs recommandées, non contraignantes : celles de la recommandation (UE) 2026/1801 remplacent, à partir du 1er juillet 2027, celles de 2006 et de 2013.

Obligatoire
Aflatoxine B1, directive 2002/32/CE
Recommandé
DON, zéaralénone, ochratoxine A, fumonisines, T-2 et HT-2
Nouveau texte
Recommandation (UE) 2026/1801, JO du 28 juillet 2026
Prise en compte
1er juillet 2027 ; 1er octobre 2027 pour le maïs, le sorgho, le soja et le tournesol
Base des valeurs
mg/kg (ppm) d’un aliment à 12 % d’humidité
Champ
Union européenne ; ailleurs, la règle du pays

Deux régimes, qu’il ne faut pas confondre

Seuil, norme, limite : la réglementation des mycotoxines en alimentation animale distingue en fait deux choses. Une teneur maximale s’impose ; une valeur recommandée sert de repère.

Ce qui les distingueTeneur maximaleValeur recommandée
Mycotoxines viséesAflatoxine B1 (la même section du texte vise aussi l’ergot du seigle)Déoxynivalénol (DON), zéaralénone, ochratoxine A, fumonisines B1 et B2, toxines T-2 et HT-2
TexteDirective 2002/32/CE, annexe I, section IIRecommandations 2006/576/CE et 2013/165/UE, puis recommandation (UE) 2026/1801
ForceObligatoire : un produit qui la dépasse n’est pas conforme (article 3)Non contraignante : un repère pour juger si une matière première ou un aliment est acceptable
DilutionInterdite : un produit au-dessus de la teneur maximale ne se mélange pas pour redescendre (article 5)La recommandation n’en dit rien ; elle demande des mesures de précaution et l’information de l’acheteur
Usage à l’usineUn seuil de conformitéLes limites critiques du plan HACCP (point 3 de la recommandation)

Le texte français des recommandations écrit « teneurs maximales recommandées », l’anglais « guidance values » : ce sont les mêmes valeurs, et elles ne sont pas obligatoires. Cette page dit « valeurs recommandées » pour ne pas les confondre avec la teneur maximale de la directive.

Aflatoxine B1 : la teneur maximale, obligatoire

Directive 2002/32/CE, annexe I, section II. Valeurs en mg/kg (ppm), pour un aliment à 12 % d’humidité ; entre parenthèses, la même valeur en µg/kg (ppb).

Produit destiné aux aliments pour animauxTeneur maximale
Matières premières des aliments pour animaux0,02 mg/kg (20 µg/kg)
Aliments complémentaires et complets, sauf les deux cas suivants0,01 mg/kg (10 µg/kg)
Aliments composés pour bétail laitier et veaux, brebis laitières et agneaux, chèvres laitières et chevreaux, porcelets et jeunes volailles0,005 mg/kg (5 µg/kg)
Aliments composés pour bovins (bétail laitier et veaux exceptés), ovins (brebis laitières et agneaux exceptés), caprins (chèvres laitières et chevreaux exceptés), porcs (porcelets exceptés) et volailles (jeunes animaux exceptés)0,02 mg/kg (20 µg/kg)
Ergot du seigle (Claviceps purpurea), dans les matières premières et les aliments composés contenant des céréales non moulues1 000 mg/kg

Lu sur la version consolidée de la directive au 28 novembre 2019, la dernière publiée à la date de vérification. La recommandation (UE) 2026/1801 ne change rien à ces valeurs : elle ne porte pas sur l’aflatoxine B1.

Que change la recommandation (UE) 2026/1801 au 1er juillet 2027 ?

La recommandation (UE) 2026/1801 de la Commission, du 24 juillet 2026, a été publiée au Journal officiel le 28 juillet 2026. À partir du 1er juillet 2027, elle remplace deux textes : la recommandation 2006/576/CE, qui portait le déoxynivalénol, la zéaralénone, l’ochratoxine A et les fumonisines, et la recommandation 2013/165/UE, qui portait les toxines T-2 et HT-2.

Ses valeurs sont à prendre en considération à partir de cette date. Une exception : celles des matières premières que sont le maïs, le sorgho, le soja et le tournesol, et leurs produits, le sont à partir du 1er octobre 2027 (point 9).

La Commission s’appuie sur les avis et les rapports que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publiés depuis 2013, et sur des données de présence plus récentes. Elle recommande « fortement » de ne pas dépasser les valeurs des aliments complets, parce qu’elles reposent sur les points de référence retenus pour la santé des animaux (considérant 12).

  • Des céréales jugées plus sévèrement : pour le déoxynivalénol, 4,0 mg/kg au lieu de 8 ; pour la zéaralénone, 1,0 au lieu de 2 ; pour l’ochratoxine A, 0,05 au lieu de 0,25.
  • Des matières premières qui n’avaient pas de valeur : selon la mycotoxine, le soja, les graines et fruits oléagineux, les produits de betterave sucrière, la luzerne, les ensilages et les fourrages.
  • Une valeur générale pour les aliments complets, pour chacune des cinq familles, et des valeurs propres à des espèces qui n’en avaient pas pour la plupart des mycotoxines : poulets de chair et dindes, équidés, léporidés, animaux aquatiques, animaux à fourrure.
  • Des valeurs plus basses pour le porc : 0,7 mg/kg de déoxynivalénol au lieu de 0,9 ; 1,0 de fumonisines au lieu de 5 ; 0,01 d’ochratoxine A au lieu de 0,05.
  • Les toxines T-2 et HT-2 changent de nature : les « niveaux indicatifs » de 2013, qui déclenchaient une enquête sur les causes, deviennent des valeurs recommandées comme les autres.
  • Les aliments complémentaires se calculent : on leur applique la valeur de l’aliment complet, rapportée à leur part dans la ration journalière (point 4).

Déoxynivalénol (DON) : avant et après

Valeurs recommandées, en mg/kg (ppm), pour un aliment à 12 % d’humidité.

ProduitRecommandation (UE) 2026/1801Avant (2006/576/CE)
Matières premières : céréales et produits dérivés, à l’exception du maïs et des produits à base de maïs4,08 (céréales et produits à base de céréales, sauf sous-produits du maïs)
Matières premières : maïs et produits à base de maïs8,08 ; 12 pour les sous-produits du maïs
Matières premières : farine de trèfle, ensilage vert, farine de plantes fourragères, fourrage vert et luzerne (produits)4,0Aucune valeur
Matières premières : produits de betterave sucrière4,0Aucune valeur
Matières premières : soja et produits dérivés2,5Aucune valeur
Matières premières : graines ou fruits oléagineux et produits dérivés, à l’exception du soja et de ses produits dérivés0,5Aucune valeur
Aliments complets : valeur générale5,05
Aliments complets pour les espèces porcines0,70,9
Aliments complets pour les veaux de moins de 4 mois, les agneaux, les chevreaux et les chiens2,02
Aliments complets pour les équidés3,55 (valeur générale)
Aliments complets pour les poulets d’engraissement et les dindes1,05 (valeur générale)
Aliments complets pour les léporidés4,05 (valeur générale)
Aliments complets pour les animaux à fourrure1,05 (valeur générale)
Aliments complets pour les animaux aquatiques0,55 (valeur générale)

L’ancienne recommandation donnait ses valeurs pour les aliments composés ; la nouvelle les donne pour les aliments complets. Maïs, sorgho, soja et tournesol, et leurs produits : valeurs des matières premières à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027.

Zéaralénone : avant et après

Valeurs recommandées, en mg/kg (ppm), pour un aliment à 12 % d’humidité.

ProduitRecommandation (UE) 2026/1801Avant (2006/576/CE)
Matières premières : céréales et produits dérivés, à l’exception du maïs et des produits à base de maïs1,02 (céréales et produits à base de céréales, sauf sous-produits du maïs)
Matières premières : maïs et produits à base de maïs2,02 ; 3 pour les sous-produits du maïs
Matières premières : produits de betterave sucrière2,0Aucune valeur
Matières premières : graines ou fruits oléagineux et produits dérivés, à l’exception des pellicules de soja0,5Aucune valeur
Matières premières : pellicules de soja1,0Aucune valeur
Matières premières : ensilage vert, farine de plantes fourragères, foin et luzerne (produits)1,0Aucune valeur
Aliments complets : valeur générale2,0Aucune valeur générale
Aliments complets pour les porcelets, les espèces porcines élevées pour la reproduction, les chiots, les chatons, les chiens adultes et les chats destinés à la reproduction0,10,1 (porcelets, jeunes truies, chiots, chatons, chiens et chats destinés à la reproduction)
Aliments complets pour les truies, les verrats et les espèces porcines d’engraissement0,250,25 (truies et porcs d’engraissement)
Aliments complets pour les chiens et chats adultes autres que ceux destinés à la reproduction0,20,2
Aliments complets pour les animaux aquatiques0,3Aucune valeur
Aliments complets pour le bétail laitier (y compris les veaux), les ovins (y compris les agneaux) et les caprins (y compris les chevreaux)0,50,5 (veaux, bétail laitier, ovins et caprins)
Aliments complets pour les équidés et les bovins d’engraissement1,0Aucune valeur

Maïs, sorgho, soja et tournesol, et leurs produits : valeurs des matières premières à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027.

Ochratoxine A : avant et après

Valeurs recommandées, en mg/kg (ppm), pour un aliment à 12 % d’humidité.

ProduitRecommandation (UE) 2026/1801Avant (2006/576/CE)
Matières premières : céréales et produits dérivés0,050,25
Matières premières : graines ou fruits oléagineux et produits dérivés0,05Aucune valeur
Matières premières : féverole et produits dérivés0,05Aucune valeur
Matières premières : luzerne (produits)0,05Aucune valeur
Aliments complets : valeur générale0,02Aucune valeur générale
Aliments complets pour les espèces porcines0,010,05
Aliments complets pour les volailles0,030,1
Aliments complets pour les chats et les chiens0,010,01
Aliments complets pour les léporidés0,01Aucune valeur
Aliments complets pour les animaux aquatiques0,05Aucune valeur

Maïs, sorgho, soja et tournesol, et leurs produits : valeurs des matières premières à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027.

Fumonisines B1 et B2 : avant et après

Somme des fumonisines B1 et B2. Valeurs recommandées, en mg/kg (ppm), pour un aliment à 12 % d’humidité.

ProduitRecommandation (UE) 2026/1801Avant (2006/576/CE)
Matières premières : grains de maïs2060 (maïs et produits à base de maïs)
Matières premières : produits à base de maïs4060 (maïs et produits à base de maïs)
Matières premières : céréales et produits dérivés, à l’exception des grains de maïs et des produits à base de maïs2,5Aucune valeur
Matières premières : soja et produits dérivés1,0Aucune valeur
Aliments complets : valeur générale5,0Aucune valeur générale
Aliments complets pour les ruminants adultes et les animaux à fourrure3050 (ruminants adultes de plus de 4 mois et visons)
Aliments complets pour les veaux de moins de 4 mois, les agneaux et les chevreaux1020
Aliments complets pour les volailles, à l’exception des dindes et des canards2,020 (volaille)
Aliments complets pour les dindes2020 (volaille)
Aliments complets pour les équidés1,05
Aliments complets pour les léporidés1,05 (lapins)
Aliments complets pour les espèces porcines1,05

L’ancienne recommandation donnait aussi 10 mg/kg pour les poissons et 5 pour les animaux familiers ; la nouvelle ne les cite pas à part. Maïs, sorgho, soja et tournesol, et leurs produits : valeurs des matières premières à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027.

Toxines T-2 et HT-2 : des niveaux indicatifs aux valeurs recommandées

Somme des toxines T-2 et HT-2, en mg/kg (ppm), pour un aliment à 12 % d’humidité.

ProduitRecommandation (UE) 2026/1801Avant (niveaux indicatifs, 2013/165/UE)
Matières premières : avoine non décortiquée1,51
Matières premières : céréales autres que l’avoine non décortiquée0,20,2 pour l’orge et le maïs ; 0,1 pour le froment, le seigle et les autres céréales
Matières premières : produits de mouture d’avoine (non décortiquée), y compris la pulpe d’avoine3,02 (produits de la mouture de l’avoine, cosses)
Matières premières : produits dérivés de céréales autres que les produits de mouture d’avoine0,50,5 (autres produits à base de céréales)
Matières premières : ensilage vert0,2Aucun niveau
Aliments complets : valeur générale0,20,25 (aliments composés, sauf aliments pour chats)
Aliments complets pour les poules pondeuses et les animaux aquatiques0,50,25
Aliments complets pour les ovins0,050,25
Aliments complets pour les volailles autres que les poules pondeuses0,10,25
Aliments complets pour les chats0,050,05 (valeur de la recommandation 2006/576/CE)

La recommandation de 2013 exprime ses niveaux en µg/kg : ils sont convertis ici en mg/kg (1 000 µg/kg = 1 mg/kg). C’étaient des niveaux au-dessus desquels une enquête sur les causes était demandée, et non des niveaux de sécurité (note 1 de son annexe). Maïs, sorgho, soja et tournesol, et leurs produits : valeurs des matières premières à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027.

Lire un résultat d’analyse au regard de ces valeurs

La base. Toutes les valeurs s’entendent pour un aliment à 12 % d’humidité. Un résultat rendu sur le produit tel quel se ramène à cette base avant d’être comparé, et l’unité se vérifie : 1 mg/kg (ppm) vaut 1 000 µg/kg (ppb).

L’aliment complémentaire. On lui applique la valeur de l’aliment complet, en tenant compte de la proportion prescrite dans la ration journalière. Sa valeur ne devrait pas dépasser celle que l’on calcule à partir des valeurs de ses matières premières et de leur part dans l’aliment (point 4).

Plusieurs mycotoxines à la fois. La recommandation demande que les échantillons soient analysés en même temps pour les cinq familles, afin de mesurer leur présence simultanée (point 2).

Au-dessus d’une valeur recommandée. L’aliment ne devrait être mis sur le marché ou utilisé que si des mesures de précaution protègent la santé des animaux. L’acheteur doit recevoir une information claire sur la teneur en mycotoxines. Pour un aliment complet, un aliment complémentaire ou une matière première donnée directement aux animaux, une évaluation des risques est attendue, en tenant compte si nécessaire de mesures d’atténuation appropriées (points 5 et 6). Le texte ne nomme aucune de ces mesures, ni aucun produit.

Au-dessus de la teneur maximale de l’aflatoxine B1. Le produit n’est pas conforme et ne peut pas être mélangé à un autre pour être dilué (article 5 de la directive). Un procédé de détoxification n’est admis que s’il remplit les critères du règlement (UE) 2015/786 et que l’EFSA l’a évalué.

En amont. La recommandation demande que les fabricants d’aliments composés reçoivent une information suffisante sur la teneur en mycotoxines des matières premières qu’ils achètent (point 7). Un chiffre ne vaut que pour l’échantillon analysé : le prélèvement compte autant que le dosage.

D’où vient chaque mycotoxine, dans quelles matières premières, et ce qui se règle à l’usine : c’est le sujet de la page Mycotoxines dans l’alimentation animale. La catégorie Sécurité et conservation situe les mycotoxines parmi les autres risques de l’aliment, moisissures et oxydation.

Et en France, et hors de l’Union européenne ?

En France comme dans les autres États membres, ces deux textes servent de référence : la directive, qui s’applique par les textes nationaux qui la transposent, et la recommandation, qui s’adresse aux États membres et, à travers eux, aux exploitants et aux éleveurs.

Hors de l’Union, chaque pays fixe ses propres limites, parfois pour d’autres mycotoxines, d’autres espèces ou sur une autre base. Un aliment se juge sur la règle du pays où il est fabriqué et de celui où il est vendu, et sur le cahier des charges du client quand il est plus strict. Cette page ne recopie aucune valeur d’un autre pays : pour un marché donné, dites-nous lequel.

Sources

  1. Recommandation (UE) 2026/1801 de la Commission du 24 juillet 2026 concernant la présence de déoxynivalénol, de zéaralénone, d’ochratoxine A, des toxines T-2 et HT-2 et de fumonisines dans les aliments pour animaux (site externe)EUR-Lex · JO L, 2026/1801, 28.7.2026 · consulté le
  2. Directive 2002/32/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 mai 2002 sur les substances indésirables dans les aliments pour animaux, version consolidée du 28 novembre 2019 (site externe)EUR-Lex · JO L 140 du 30.5.2002, p. 10 · consulté le
  3. Recommandation 2006/576/CE de la Commission du 17 août 2006 concernant la présence de déoxynivalénol, de zéaralénone, d’ochratoxine A, des toxines T-2 et HT-2 et de fumonisines dans les produits destinés à l’alimentation animale, version consolidée du 2 août 2016 (site externe)EUR-Lex · JO L 229 du 23.8.2006, p. 7 · consulté le
  4. Recommandation 2013/165/UE de la Commission du 27 mars 2013 concernant la présence de toxines T-2 et HT-2 dans les céréales et les produits à base de céréales (site externe)EUR-Lex · JO L 91 du 3.4.2013, p. 12 · consulté le
  5. Règlement (UE) 2015/786 de la Commission du 19 mai 2015 définissant des critères d’acceptabilité pour les procédés de détoxification de produits destinés aux aliments pour animaux (site externe)EUR-Lex · JO L 125 du 21.5.2015, p. 10 · consulté le

Sources vérifiées le .

Textes relus le 7 octobre 2026 dans l’entrepôt de l’Office des publications de l’Union européenne, qui alimente EUR-Lex. Cette page résume des textes ; elle ne vaut pas avis juridique. Seule la version publiée au Journal officiel de l’Union européenne fait foi. Les versions consolidées sont des outils de documentation.

Questions fréquentes

Quelle est la teneur maximale en aflatoxine B1 dans l’aliment pour animaux en Europe ?

0,02 mg/kg (20 µg/kg, soit 20 ppb) dans les matières premières ; 0,01 mg/kg dans les aliments complémentaires et complets ; 0,005 mg/kg dans les aliments composés pour bétail laitier, veaux, agneaux, chevreaux, porcelets et jeunes volailles ; 0,02 mg/kg dans les aliments composés des autres bovins, ovins, caprins, porcs et volailles. Ce sont les valeurs de la directive 2002/32/CE, pour un aliment à 12 % d’humidité.

Les valeurs recommandées pour le DON, la zéaralénone ou les fumonisines sont-elles obligatoires ?

Non. Une recommandation de la Commission n’a pas force obligatoire : ses valeurs servent à juger si une matière première ou un aliment est acceptable. La Commission recommande toutefois « fortement » de ne pas dépasser celles des aliments complets, et l’obligation générale de ne mettre sur le marché que des aliments sûrs demeure.

À partir de quand les valeurs de la recommandation (UE) 2026/1801 comptent-elles ?

À partir du 1er juillet 2027. Pour le maïs, le sorgho, le soja et le tournesol, et leurs produits, les valeurs des matières premières sont à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027.

Quels textes la recommandation (UE) 2026/1801 remplace-t-elle ?

Les recommandations 2006/576/CE et 2013/165/UE de la Commission, à partir du 1er juillet 2027. La directive 2002/32/CE, qui fixe la teneur maximale de l’aflatoxine B1, n’est pas concernée.

Quelle valeur de DON pour un aliment porc ?

0,7 mg/kg dans un aliment complet pour les espèces porcines, selon la recommandation (UE) 2026/1801, contre 0,9 mg/kg dans la recommandation de 2006. Parmi les aliments complets, seuls ceux des animaux aquatiques ont une valeur plus basse : 0,5 mg/kg.

Quelle est la limite des fumonisines dans le maïs ?

La nouvelle recommandation donne 20 mg/kg pour les grains de maïs et 40 mg/kg pour les produits à base de maïs, somme des fumonisines B1 et B2, à prendre en considération à partir du 1er octobre 2027. L’ancienne donnait 60 mg/kg pour le maïs et les produits à base de maïs. Ce sont des valeurs recommandées, pas des teneurs maximales.

Peut-on mélanger un lot trop chargé en aflatoxine B1 avec un lot sain ?

Non. La directive 2002/32/CE interdit de mélanger, pour le diluer, un produit dont la teneur dépasse la teneur maximale, que ce soit avec le même produit ou avec un autre (article 5).

Ces valeurs valent-elles pour l’alimentation humaine ?

Non. Cette page ne porte que sur l’aliment pour animaux. Les denrées destinées à l’homme relèvent d’autres textes et d’autres valeurs.

Un résultat d’analyse à situer ?

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