Linker Nutrients
Poussins qui boivent à une ligne de pipettes, sur une litière de copeaux

Diarrhées en élevage : ce qu’on vérifie, et ce que l’eau et l’aliment soutiennent

Lire le signe, vérifier l’eau, l’aliment et l’ambiance, appeler le vétérinaire, puis ce que l’eau de boisson peut porter.

En bref

Une diarrhée en élevage est un changement des déjections d’un lot : des fèces plus liquides et plus fréquentes chez le porc, des fientes humides chez la volaille. C’est un signe, pas un diagnostic : une eau trop salée, un changement d’aliment, la chaleur ou une maladie peuvent le donner. L’éleveur vérifie l’eau, l’aliment et l’ambiance ; le diagnostic relève du vétérinaire.

Espèces
Volailles et porcs, à tout âge ; les jeunes animaux d’abord
Ce qu’on voit
Fientes humides, litière mouillée ; fèces molles ou liquides en case
À vérifier d’abord
L’eau (qualité, température, débit), l’aliment, l’ambiance et la litière
Le diagnostic
Il relève du vétérinaire, toujours
Ce que l’eau peut porter
Une eau au bon pH, des apports courts quand le lot mange moins
Poulets de chair sur leur litière dans un bâtiment ouvert, mangeoires et ligne d’abreuvement

Le problème

Fientes humides ou diarrhée : lire le signe avant d’agir

Chez la volaille, une fiente humide n’est pas toujours une diarrhée. Un oiseau qui boit davantage rejette davantage d’eau : par forte chaleur, avec une eau chargée en sels, ou avec une ration trop salée. La litière se mouille, sans que l’intestin soit en cause. La diarrhée, elle, vient d’une digestion troublée : la nutrition, une matière première, un aliment moisi ou une maladie peuvent en être l’origine.

Chez le porc, on lit la consistance des fèces dans la case. Une échelle simple, employée en recherche, en compte quatre : moulées et fermes, moulées et molles, molles, liquides. Les deux dernières sont une diarrhée. Noter le score case par case, chaque jour, donne une trace plus fiable qu’une impression au passage.

Avant de changer quoi que ce soit, quatre questions : combien d’animaux, de quel âge, depuis quand, et qu’est-ce qui a changé ? Les diarrhées en élevage arrivent rarement par hasard : une nouvelle livraison d’aliment, un nouveau forage, une vague de chaleur, un transfert, un sevrage. Le compteur d’eau, relevé chaque jour à la même heure, dit souvent le premier ce qui a bougé.

Les réponses servent deux fois : à l’éleveur, pour ce qu’il vérifie, et au vétérinaire, qui en a besoin pour son diagnostic.

Des animaux abattus, qui mangent ou boivent moins, ou des fèces anormales sur plusieurs cases ou tout un lot : le vétérinaire d’abord, avant tout changement de programme.

À l’élevage

Fientes humides, fèces molles : ce que l’éleveur vérifie d’abord

L’eau d’abord, puis l’aliment, puis l’ambiance et la litière. Les repères chiffrés viennent de publications de vulgarisation universitaires, citées en bas de page.

Ce qu’on vérifieCe qu’on regardeRepère publié
L’eau : sa qualitéUne analyse à la source et en bout de ligne : sels dissous, sulfates, magnésium. Des sulfates en excès ont un effet laxatif ; trop de sodium et de chlorures font boire davantage.Porcs et bovins : de 3 000 à 5 000 mg/l de sels dissous, les jeunes animaux peuvent avoir des fèces molles (Dakota du Nord). Les autres repères : qualité de l’eau de boisson.
L’eau : sa températureLa température de l’eau à la dernière pipette, par temps chaud surtout : l’eau se réchauffe le long des lignes.Volaille : l’oiseau boit une eau proche du gel, mais peut souffrir de la soif plutôt que de boire une eau à peine plus chaude que son corps (Mississippi).
L’eau : son débitLe débit à la pipette ou à l’abreuvoir, en début et en bout de ligne ; la pression ; les filtres et les pipettes bouchés. Un animal qui boit mal mange mal.Poulet de chair : environ 7 ml par minute par semaine d’âge, plus 20 ml (Mississippi). Porcelet sevré : une à deux tasses par minute, soit un quart à un demi-litre environ (Dakota du Sud).
L’aliment : ce qui a changéLa date de la dernière livraison, la formule, le lot, la présentation (farine, miettes, granulés). Une transition brusque d’un aliment à l’autre se lit souvent sur les déjections.Le blé, l’orge et le seigle donnent souvent des fientes plus humides ; une graisse rance aussi ; une erreur de mélange peut apporter trop de sel (Floride).
L’aliment : son étatL’odeur, la couleur, les mottes, l’aliment collé au fond des silos et des trémies. Un aliment moisi irrite le tube digestif.Silos et circuits d’aliment nettoyés, l’aliment croûté ou moisi retiré (Floride). Voir aussi mycotoxines.
L’ambiance et la litièreLa température au niveau des animaux, les courants d’air, la ventilation ; les fuites et l’eau renversée. Par forte chaleur, les animaux boivent plus et mouillent la litière.Une litière humide se règle par la ligne d’eau et l’air : ammoniac et litière humide.

Repères généraux de conduite, cités avec leur source. Ils ne remplacent ni le guide de votre souche ou de votre génétique, ni l’avis de votre laboratoire, ni le conseil de votre technicien.

Le diagnostic

Ce qui relève du vétérinaire : le diagnostic, toujours

Une diarrhée est un signe ; sa cause, seul le vétérinaire peut l’établir. Il examine les animaux, fait faire des analyses si besoin, et décide de la conduite à tenir pour le lot. Les vérifications de l’élevage ne remplacent pas ce diagnostic : elles le préparent, et elles écartent ce qui se règle à la ferme.

Ce qu’il est utile de lui dire : depuis quand, combien d’animaux et de quel âge, le score des fèces ou l’état de la litière, la consommation d’eau des derniers jours, ce qui a changé dans l’aliment, l’eau ou le bâtiment, l’analyse d’eau si elle existe. S’il demande des prélèvements, il dit lesquels et comment les faire.

Le vétérinaire décide aussi de ce qui passe dans l’eau pendant cette période, et dans quel ordre : un vaccin vivant, par exemple, se donne dans une eau à part, sans aucun autre produit. Un programme d’eau de boisson s’inscrit dans sa conduite, jamais devant elle.

Chez le porcelet, la diarrhée qui suit le sevrage a sa fenêtre et ses facteurs propres : ils sont expliqués sur la page sevrage du porcelet.

Ce que coûtent des fientes humides et des fèces molles

Des pertes qui se lisent sur la litière, à l’abattoir et sur les résultats du lot.

  • La litière

    Des fientes humides mouillent la litière, qui croûte et fermente : plus de travail, plus de paille ou de copeaux, et un bâtiment plus long à sécher entre deux bandes. L’ammoniac monte avec l’humidité.

  • Les pattes

    Une litière humide peut à elle seule ulcérer la peau des coussinets du poulet de chair : la pododermatite se note à l’abattoir et compte dans les audits de bien-être animal.

  • La croissance

    Un animal qui digère mal valorise moins son aliment, et la consommation d’aliment suit celle de l’eau : un lot qui boit moins mange moins. Un oiseau qui a mal aux pattes va moins souvent à la mangeoire.

  • L’homogénéité

    Tous les animaux ne sont pas touchés au même moment ni de la même façon : le lot se disperse, avec des animaux en retard qui le restent souvent jusqu’au départ.

  • Les cases et l’ambiance

    Chez le porc, des fèces liquides salissent les cases, les animaux et les couchages : l’hygiène demande plus de temps, et l’air de la salle se charge.

Aucun chiffre ici : la perte dépend de l’espèce, de l’âge, de la cause et de sa durée. Elle se lit sur vos scores de pattes, vos pesées et vos résultats de lot.

Diarrhées en élevage : la conduite d’abord, l’eau de boisson ensuite

Le diagnostic du vétérinaire et la conduite viennent avant tout produit. L’eau de boisson soutient le lot pendant la période ; l’aliment se raisonne avec le formulateur.

Sans produit

La conduite, d’abord

Ce qui se règle à la ferme se règle avant d’ajouter quoi que ce soit dans l’eau.

  • Le vétérinaire, dès que le signe s’installe

    Il pose le diagnostic et décide de la conduite à tenir. L’éleveur lui apporte les réponses aux quatre questions : combien, quel âge, depuis quand, ce qui a changé.

  • Une eau vérifiée, fraîche, en quantité

    Une analyse d’eau à la source et en bout de ligne, des lignes propres, une eau qui ne chauffe pas dans le bâtiment, un débit et une pression réglés sur l’âge des animaux. Le compteur d’eau se relève chaque jour.

  • Des transitions d’aliment progressives

    Un changement de formule ou de présentation qui se fait par étapes, et une date notée sur le cahier d’élevage : c’est elle qu’on cherchera si les déjections changent.

  • L’ambiance et la litière

    Une température au niveau des animaux, sans courant d’air ; une ventilation qui évacue l’eau des fientes ; les fuites réparées et la litière refaite là où elle se mouille.

  • L’hygiène entre deux bandes

    Cases, bâtiments et lignes d’eau nettoyés et désinfectés entre deux lots, avec des produits prévus pour cela et un temps de séchage avant l’arrivée des animaux suivants.

Farm Solutions

Par l’eau de boisson

  • Une eau au bon pH, tenue jusqu’au bout de la ligne

    Linkacid Prime L est un acidifiant liquide qui abaisse et stabilise le pH de l’eau de boisson. Sa dose se règle sur l’alcalinité de votre eau, et le pH se contrôle à la dernière pipette.

  • Des apports courts quand le lot mange moins

    Linkastim est un prémélange liquide de vitamines, d’acides aminés et d’électrolytes, pour quelques jours, quand l’animal mange moins mais boit encore. Les électrolytes accompagnent l’équilibre de l’eau dans l’organisme.

  • Une levure inactivée et des acides, sur quelques jours

    Linkamune associe une levure inactivée, apportée entière avec sa paroi riche en bêta-glucanes et en mannanes, à des acides, en suspension pour l’eau de boisson. Il s’apporte sur un lot, pendant les quelques jours où le tube digestif doit s’adapter : mise en place, transition, sevrage, transport.

Feed Solutions

Par l’aliment

  • Une formule qui ne fait pas boire en trop

    Le sel et les minéraux se vérifient dans l’aliment comme dans l’eau. Une formule riche en blé, en orge ou en seigle, ou une graisse de qualité douteuse, se raisonnent avec le formulateur.

  • Une digestion qui démarre bien

    Les additifs de l’aliment qui accompagnent la digestion se choisissent avec l’usine, stade par stade : ils sont expliqués sur la page santé digestive.

Un technicien et un éleveur devant le doseur de la ligne d’eau
D’abord vérifier : l’eau, l’aliment, l’ambiance, avec le vétérinaire.

Les plateformes Linker concernées

Trois plateformes pour l’eau de boisson, employées dans le programme de l’élevage, une fois l’eau vérifiée et le vétérinaire consulté. Chacune a sa fiche : forme, emploi, documents.

PlateformeOù elle agitQuand
linkacid Prime LAcidifiant de l’eau · eau de boissonDans la ligne d’eau, du bac de solution mère à la dernière pipetteEn continu, animaux présents, une fois l’eau analysée et la pompe réglée
linkastimVitamines, acides aminés et électrolytes · eau de boissonDans l’eau de boisson, par la pompe doseuse ou le bacSur quelques jours, quand le lot mange moins, puis on arrête
linkamuneLevure inactivée et acides · eau de boissonDans l’eau de boisson, en suspension à agiter, par la pompe doseuseSur quelques jours, aux périodes où le tube digestif doit s’adapter

Jamais dans la même eau qu’un vaccin vivant ; avec un autre produit dans l’eau, vérifier la compatibilité. La dose se lit sur la fiche de chaque plateforme quand elle est publiée ; sinon elle se demande, avec l’espèce, l’âge, la période et l’analyse d’eau. Les autres compléments sont dans la catégorie Eau de boisson.

Sources

  1. Causes and Prevention of Wet Litter in Broiler Houses (site externe)University of Florida, IFAS Extension · VM99, G. D. Butcher et R. D. Miles · consulté le
  2. Water Quality and Quantity Influence Flock Performance (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 2869 (POD-06-21), T. Tabler, J. Wells, Y. Liang, J. R. Moyle et F. D. Clark · consulté le
  3. Water-Related Factors in Broiler Production (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 2742 (POD-10-21), T. Tabler, J. Wells et W. Zhai · consulté le
  4. Why Broiler Growers Should Be Concerned about Paw Quality (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 2859, T. Tabler, M. Farnell et J. Wells · consulté le
  5. Livestock Water Quality (site externe)NDSU Extension (North Dakota State University) · AS1764, janvier 2026, M. A. Meehan, J. Galbreath et M. Mostrom · consulté le
  6. Considerations of Water for Sustainable Swine Production (site externe)SDSU Extension (South Dakota State University) · R. Samuel, mis à jour le 3 mars 2025 ; débit converti des unités américaines et arrondi · consulté le
  7. Evaluation of farmers’ diagnostic performance for detection of diarrhoea in nursery pigs using digital pictures of faecal pools (site externe)Acta Veterinaria Scandinavica · K. S. Pedersen et A. M. Strunz, 2013, vol. 55, article 72 (échelle de consistance des fèces en quatre classes) · consulté le

Sources vérifiées le .

Repères généraux de conduite, cités avec leur source. Ils ne remplacent ni le guide de votre souche, ni le conseil de votre technicien, ni le diagnostic de votre vétérinaire.

Questions fréquentes

Fientes humides ou diarrhée : comment faire la différence ?

Une fiente humide peut venir d’une eau en trop, bue par chaleur ou à cause du sel ; une diarrhée vient d’une digestion troublée. Le détail est dans lire le signe.

Qui pose le diagnostic d’une diarrhée en élevage ?

Le vétérinaire, toujours. L’éleveur prépare ce qu’il lui faut : ce qu’il est utile de lui dire.

Quelle eau vérifier quand les fèces deviennent molles ?

Sa qualité, sa température et son débit, à la source comme en bout de ligne : les repères sont dans le tableau des vérifications.

Un changement d’aliment peut-il mouiller les fientes ?

Oui : une transition brusque, une formule riche en blé, en orge ou en seigle, ou une erreur de sel se lisent souvent sur les déjections. On note la date de chaque livraison sur le cahier d’élevage.

Linkamune agit-il sur la diarrhée ?

Non. Linkamune apporte par l’eau une levure inactivée et des acides, pendant les périodes où le tube digestif doit s’adapter ; la cause d’une diarrhée et sa conduite relèvent du vétérinaire.

Que peut porter l’eau de boisson pendant cette période ?

Une eau au bon pH et des apports courts, dans la conduite fixée par le vétérinaire : voir par l’eau.

Et la diarrhée du porcelet après le sevrage ?

Elle a sa fenêtre et ses facteurs propres, expliqués sur la page sevrage du porcelet ; son diagnostic relève du vétérinaire.

Décrire ce que vous voyez

En élevage

Dites-nous l’espèce, l’âge, ce que vous voyez et depuis quand, la consommation d’eau et votre analyse d’eau : un technicien regarde avec vous l’eau, la ligne et la place d’un programme d’eau de boisson, dans la conduite fixée par votre vétérinaire.

Décrire ce que vous voyez →Faire lire votre analyse d’eau →

À l’usine d’aliment

Les transitions d’aliment, les matières premières et les additifs de la digestion se règlent avec votre formulateur, stade par stade.

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Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com

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