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Poulets de chair sur leur litière dans un bâtiment ouvert, mangeoires et ligne d’abreuvement, rizières au soleil couchant

Ammoniac et litière humide en bâtiment volaille et porc : d’où ils viennent, ce qu’on ajuste

D’où viennent la litière humide et l’ammoniac, ce qu’ils coûtent, puis les leviers : la conduite d’abord, l’aliment ensuite.

En bref

L’ammoniac en bâtiment d’élevage est le gaz qui se dégage des déjections quand leur azote se décompose : l’acide urique des fientes dans la litière des volailles, l’urée de l’urine au contact des fèces chez le porc. Il monte avec l’humidité, la chaleur et le manque d’air ; en volaille, l’humidité de la litière est le premier facteur que l’on maîtrise. Il se conduit d’abord par l’eau, la ventilation et la litière, puis par l’aliment.

Espèces
Volailles élevées au sol ; porcs, sur paille ou sur caillebotis
D’où il vient
L’azote des déjections, décomposé par les micro-organismes
Ce qui l’aggrave
Une litière humide, la chaleur, une ventilation insuffisante, l’hiver surtout
Repère publié
Moins de 20 ppm à hauteur des animaux, en poulet de chair
Premier levier
La conduite : pipettes et pression d’eau, ventilation, litière
Bâtiment avicole vide, litière de copeaux neuve entre les lignes d’assiettes d’alimentation et de pipettes, extracteurs au fond

Le problème

Litière humide : d’où vient-elle et que peut-on ajuster ?

Une litière reçoit de l’eau chaque jour de la bande : celle des fientes d’abord, puis celle qui s’échappe des abreuvoirs. Elle reste sèche tant que la ventilation en enlève autant qu’il en arrive. Dès que la balance penche, elle se charge d’eau, croûte, fermente et sent.

L’eau en trop vient le plus souvent de la ligne d’eau : abreuvoirs qui fuient, pipettes trop basses, pression trop forte pour l’âge des animaux, eau renversée. Puis de l’air : une ventilation réduite l’hiver pour économiser le chauffage, une humidité que le bâtiment n’évacue plus. Une densité trop forte, ou des animaux serrés sur une partie de la surface, concentrent l’humidité par endroits.

Par temps chaud, les animaux boivent davantage, et l’eau en plus finit dans leurs fientes puis dans la litière. La ration compte aussi : un excès de sel ou de minéraux fait boire, et une graisse de mauvaise qualité ou certaines céréales, comme le blé, l’orge ou le seigle, donnent des fientes plus humides.

La croûte se forme d’abord sous les lignes d’eau, autour des mangeoires et près des extracteurs. Il est plus simple et moins coûteux de l’empêcher de se former que de sécher une litière déjà croûtée : on règle la cause, puis on assèche ce qui reste. C’est l’ordre des leviers.

Des fientes liquides sur tout un lot, sans fuite ni défaut de ventilation, signalent un trouble digestif : c’est l’affaire du vétérinaire avant celle de la litière.

Le gaz

Ammoniac au poulailler et en porcherie : comment il se forme

En volaille, l’ammoniac naît dans la litière. L’acide urique des fientes y est décomposé par des bactéries et des champignons, en ammoniac et en gaz carbonique. La réaction va d’autant plus vite que la litière est humide, chaude, et que son pH est élevé : au-delà d’environ 25 % d’humidité, la production d’ammoniac augmente.

En porcherie, il vient surtout de l’urine. L’urée qu’elle contient est dégradée par une enzyme, l’uréase, apportée par les fèces : dès que l’urine et les fèces se rencontrent, sur les caillebotis, les sols, les animaux souillés et dans la fosse, l’ammoniac se forme. Un air rapide au-dessus du lisier en augmente le dégagement.

Dans les deux cas, le point de départ est l’azote de la ration : celui que l’animal ne retient pas repart dans ses déjections. C’est pourquoi l’aliment a sa part, après la conduite.

L’ammoniac se mesure à hauteur des animaux, là où ils respirent : un tube colorimétrique monté sur une pompe à main donne une valeur sur le moment, un tube à diffusion laissé quelques heures donne une moyenne. Les valeurs publiées sont dans les repères.

Les repères

Litière et ammoniac : les repères publiés

Des valeurs tirées de publications de vulgarisation universitaires, pour le poulet de chair, citées en bas de page. Elles varient avec le bâtiment, la litière et le climat.

RepèreValeur publiéeCe qu’on règle
Humidité de la litière20 à 30 % : une litière ni trop sèche ni trop humide ; au-delà d’environ 25 %, la production d’ammoniac augmenteLa ligne d’eau, la ventilation, l’épaisseur de litière
Croûte40 % d’humidité ou plus, sous les lignes d’eau, autour des mangeoires et près des extracteursLes fuites et la pression d’eau ; la ventilation, augmentée dès que la croûte apparaît
Humidité relative de l’air50 à 70 % ; 75 % ou plus pendant longtemps donne une litière humide et croûtéeLa ventilation minimale, y compris par temps froid
Ammoniac dans l’airMoins de 20 ppm, à hauteur des animauxL’humidité de la litière et la ventilation ; la mesure se prend là où les animaux respirent
Épaisseur de litièreAu moins 3 pouces (environ 7,5 cm) en permanence ; 4 à 6 pouces (environ 10 à 15 cm) semblent l’idéalUne litière de niveau, pour que mangeoires et abreuvoirs restent à la bonne hauteur

Repères généraux de conduite, cités avec leur source. Ils ne remplacent ni le guide de votre souche, ni le conseil de votre technicien.

Ce que coûtent une litière humide et l’ammoniac

Des pertes qui se voient à l’abattoir et sur les résultats, bande après bande.

  • Un air irritant

    L’ammoniac irrite les animaux comme les personnes qui travaillent dans le bâtiment, et un air chargé pèse sur les performances du lot. Pour l’évacuer, il faut ventiler davantage, ce qui coûte du chauffage par temps froid.

  • Des pattes marquées

    La pododermatite est une lésion de la voûte plantaire du poulet de chair et de la dinde : une litière humide peut à elle seule ulcérer la peau du coussinet, et l’ammoniac dissous dans la litière l’attaque. Elle se note à l’abattoir, par un score de pattes, et sert de critère dans les audits de bien-être animal.

  • Des déclassements

    Lésions des pattes, ampoules et marques sur le bréchet, plumes souillées : la carcasse est déclassée à l’abattoir, et les pattes perdent leur valeur à la vente.

  • Un lot qui mange moins

    Un animal qui a mal aux pattes va moins souvent à la mangeoire et à l’abreuvoir : la croissance et l’indice de consommation s’en ressentent.

  • L’odeur et le voisinage

    L’odeur de la litière a déjà valu des plaintes de voisinage à des élevages, et l’ammoniac émis par les bâtiments pèse sur l’environnement.

  • Le temps passé

    Croûtes à casser ou à retirer, litière à refaire, bâtiment plus long à sécher avant la bande suivante : une litière humide se paie aussi en heures de travail.

Aucun chiffre ici : la perte dépend de l’espèce, du bâtiment et de la saison. Elle se lit sur vos scores de pattes et vos résultats d’abattoir, bande après bande.

Litière humide et ammoniac : la conduite d’abord, puis l’aliment

La ligne d’eau et la ventilation sont les causes qui pèsent le plus : on les règle avant d’ajouter un produit. L’aliment vient ensuite ; un asséchant s’ajoute là où l’humidité s’installe malgré tout.

Sans produit

La conduite, d’abord

Aucun produit ne rattrape une ligne d’eau qui fuit ou un bâtiment sous-ventilé.

  • Les pipettes et la pression d’eau

    Hauteur et pression réglées sur l’âge des animaux, et revues à mesure qu’ils grandissent ; fuites réparées sans attendre ; lignes de niveau sur toute leur longueur. L’eau qui ne se boit pas finit dans la litière.

  • La ventilation, même par temps froid

    Une ventilation minimale tenue dès les premiers jours, puis augmentée avec l’âge du lot : c’est elle qui évacue l’eau des fientes. La réduire l’hiver pour économiser le chauffage fait monter vite l’humidité et l’ammoniac. Des brasseurs d’air aident à sécher la surface de la litière.

  • La litière et le paillage

    Une épaisseur suffisante et une litière de niveau ; la croûte cassée, travaillée ou retirée dès qu’elle se forme ; la paille refaite là où l’humidité s’installe. Une litière gardée d’une bande à l’autre doit sécher avant l’arrivée des animaux suivants.

  • La densité et la répartition

    Une densité réglée sur ce que le bâtiment peut ventiler, et des animaux répartis sur toute la surface : là où ils se serrent, la litière se mouille et croûte.

  • En porcherie, des surfaces propres et sèches

    L’ammoniac monte des surfaces couvertes de lisier : cases, couchages et animaux tenus propres et secs, et un air qui ne balaie pas le lisier. Derrière la truie et dans les aires de couchage, la paille se renouvelle.

Feed Solutions

Par l’aliment

  • L’azote de la ration

    Moins d’azote en excès dans l’aliment, c’est moins d’azote dans les déjections. Ajuster les acides aminés plutôt que la protéine totale, et changer de formule d’un stade à l’autre, réduit l’azote rejeté. Un réglage de formule, sans produit.

  • Une ration qui ne fait pas boire en trop

    Le sel et les minéraux se vérifient dans l’aliment comme dans l’eau : une erreur de mélange suffit à faire boire davantage. La qualité des graisses compte, et une formule riche en blé, en orge ou en seigle se raisonne avec le formulateur.

  • Moins d’ammoniac et d’odeurs dans le bâtiment

    Linkamo associe un extrait de Yucca schidigera, plante riche en saponines et en composés phénoliques, à un ferment, dans une semoule fine qui s’incorpore une fois, au mélangeur. Il entre dans l’aliment des porcs et des volailles, pour moins d’ammoniac et d’odeurs dans le bâtiment. Il complète une litière tenue sèche et un bâtiment bien ventilé, sans les remplacer.

Poulets sur litière dans un bâtiment, ligne d’eau équipée d’un doseur
Litière humide, air chargé : l’ammoniac naît dans la litière, et la ventilation fait partie de la réponse.

Sur la litière

Quand l’humidité s’installe malgré tout : l’asséchant de litière

Même dans un bâtiment bien conduit, certaines zones restent plus humides : sous les lignes d’eau, dans les aires de couchage, derrière la truie. Un asséchant de litière s’emploie là, en plus de la conduite.

Linkadry est une poudre asséchante d’origine minérale et végétale, avec des substances aromatiques et de l’extrait de Yucca schidigera. Épandue en couche fine sur la litière ou le sol, elle en capte l’humidité en surface et en retient les odeurs, là où l’animal se couche et marche. Elle agit sur la litière, pas sur l’animal.

Elle existe en deux versions. Linkadry S, une poudre blanche d’origine minérale et végétale, s’emploie en volaille, en porcherie derrière la truie et en maternité, en stabulation bovine et en bergerie. Linkadry Caps libère en plus, peu à peu, des huiles essentielles encapsulées. Le choix dépend de l’espèce, de la litière et de ce que l’on cherche d’abord : l’humidité, ou aussi l’odeur du bâtiment.

Entre deux bandes, le nettoyage et la désinfection du bâtiment se font à part, avec des produits autorisés pour cela ; la ligne d’eau se prépare elle aussi entre deux bandes.

Les plateformes Linker concernées

Une dans l’aliment, une sur la litière, toutes deux en plus d’une conduite déjà en place. Chacune a sa fiche : forme, emploi, documents.

PlateformeOù elle agitQuand
linkamoExtrait de yucca · alimentDans l’aliment, incorporé au mélangeur ou par le prémélangeÀ chaque stade, de la truie à la finition, et en volaille
linkadryAsséchant de litière · bâtimentEssai sur le produitEssai terrain dans un élevage de 800 truies : première tétée de colostrum en 5 minutes, contre 20 pour les porcelets témoins.
ConditionsMaternité, porcelets sous la mère ; essai de 2017.
Le détail sur sa fiche
Sur la litière et les sols : sous les lignes d’eau, dans les aires de couchage, derrière la truiePendant la bande, renouvelé selon l’état de la litière

La dose se lit sur la fiche de chaque plateforme quand elle est publiée ; sinon elle se demande, avec l’espèce, le stade, la litière et la saison.

Sources

  1. Managing Litter Moisture in Broiler Houses with Built-Up Litter (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 2744, T. Tabler, J. Wells et W. Zhai · consulté le
  2. Broiler Litter: Odor and Moisture Concerns (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 3515, T. Tabler, Y. Liang, J. Moon et J. Wells · consulté le
  3. Good Litter Management Improves Broiler Performance, Health, and Welfare (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 3657, T. Tabler, Y. Liang, J. R. Moyle, S. L. Weimer, J. Moon et J. Wells · consulté le
  4. Why Broiler Growers Should Be Concerned about Paw Quality (site externe)Mississippi State University Extension · Publication 2859, T. Tabler, M. Farnell et J. Wells · consulté le
  5. Causes and Prevention of Wet Litter in Broiler Houses (site externe)University of Florida, IFAS Extension · VM099, G. D. Butcher et R. D. Miles · consulté le
  6. The multidimensional causal factors of ’wet litter’ in chicken-meat production (site externe)Science of the Total Environment · Dunlop et al., 2016, vol. 562, p. 766-776 ; notice de l’université de Nouvelle-Angleterre · consulté le
  7. Poultry Production Manual, chapitre 14, introduction (site externe)University of Kentucky, Department of Animal and Food Sciences · consulté le
  8. Controlling Ammonia Gas in Swine Buildings (site externe)Purdue University Extension · IAQ-1, A. Heber, D. Jones et A. Sutton · consulté le
  9. A Determination and Comparison of Urease Activity in Feces and Fresh Manure from Pig and Cattle in Relation to Ammonia Production and pH Changes (site externe)PLoS One · Dai et Karring, 2014, vol. 9 (11), e110402 · consulté le
  10. Poultry Houses and Ammonia: Pull Tubes and Diffusion Tubes (site externe)Penn State Extension · vidéo, G. Lorenzoni, D. Hofstetter et E. E. Fabian (Wheeler) · consulté le

Sources vérifiées le .

Repères généraux de conduite et de biologie, cités avec leur source. Ils ne remplacent ni le guide de votre souche, ni le conseil de votre technicien, ni l’avis de votre vétérinaire.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui cause l’ammoniac dans un poulailler ?

La décomposition de l’acide urique des fientes par les micro-organismes de la litière. Plus la litière est humide et chaude, plus elle va vite : on règle donc d’abord l’eau et l’air (comment il se forme).

Quel taux d’ammoniac viser dans un bâtiment de volailles ?

Pour le poulet de chair, le repère publié est sous 20 ppm, mesuré à hauteur des animaux. Les autres valeurs sont dans le tableau des repères.

Comment garder une litière sèche ?

En réglant l’eau et l’air avant tout : des pipettes à la bonne hauteur, sans fuite, et une ventilation tenue même quand il fait froid. L’épaisseur de litière, la densité et la ration font le reste (les leviers).

La pododermatite du poulet de chair vient-elle de la litière ?

Pour une bonne part : l’humidité de la litière en est un facteur majeur, avec la densité, la ventilation et le réglage des abreuvoirs. Une lésion installée relève du vétérinaire.

Linkadry agit-il sur la pododermatite ?

Non. Linkadry agit sur l’humidité et les odeurs de la litière, pas sur la lésion ni sur l’animal ; il s’ajoute à une conduite qui tient la litière sèche.

L’aliment peut-il réduire l’ammoniac du bâtiment ?

Il y contribue, une fois l’eau et la ventilation réglées : une ration sans excès d’azote en rejette moins, et Linkamo, dans l’aliment des porcs et des volailles, vise moins d’ammoniac et d’odeurs (par l’aliment).

Pourquoi la litière se mouille-t-elle davantage par temps chaud ?

Parce que les animaux boivent plus, et que cette eau finit dans la litière : la ventilation doit en évacuer davantage. La chaleur elle-même se conduit à part : stress thermique.

Parler de votre bâtiment

En élevage

Dites-nous l’espèce, la litière, la saison et les endroits où l’humidité s’installe : un technicien regarde avec vous la ligne d’eau, la ventilation et la litière, puis la place d’un asséchant.

Parler de votre bâtiment →Demander la fiche technique Linkadry →

À l’usine d’aliment

L’azote de la ration et la place de Linkamo se règlent avec votre formulateur, stade par stade.

Parler à un formulateur →

Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com

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