Linker Nutrients
Matières premières vues d’en haut : maïs, tourteau, poudre minérale, granulés et blé

Feed Solutions

Sécurité et conservation de l’aliment : moisissures, mycotoxines, oxydation

Entre la réception des matières premières et l’auge, un aliment peut moisir, rancir, et il arrive parfois déjà chargé de mycotoxines. Chaque risque a son outil : un conservateur ne fait pas le travail d’un antioxydant, ni celui d’un capteur de mycotoxines.

Ce que la famille résout

Plusieurs risques, un même aliment

Un conservateur d’aliment freine ce qui dégrade l’aliment pendant qu’il attend : dans un silo, une cale, un sac ou une trémie. La catégorie Sécurité et conservation réunit trois familles d’outils, parce que l’aliment se dégrade de trois façons qui n’ont ni la même cause ni la même réponse.

Les moisissures et les levures se développent quand l’eau disponible, la chaleur et le temps sont réunis. Elles consomment l’aliment, le font chauffer, lui donnent une odeur et des mottes. Les mycotoxines sont des molécules produites par certaines moisissures, au champ comme au stockage : invisibles, sans odeur, elles arrivent le plus souvent avec la matière première. L’oxydation attaque les graisses, les huiles, les vitamines et les pigments : une réaction en chaîne qui commence dans la cuve à graisse et continue dans le prémélange.

Chacun de ces risques se mesure, et c’est la mesure qui décide de l’outil et de sa dose. Cette page dit ce que fait chaque plateforme, avec quoi elle s’emploie, et comment choisir.

Sacs d’aliment sur palettes dans un entrepôt, par temps humide

D’où vient le risque

Aliment moisi, grains stockés, activité de l’eau : d’où vient le risque ?

Une moisissure n’a pas besoin d’humidité : elle a besoin d’eau disponible. C’est ce que mesure l’activité de l’eau (Aw), de 0 à 1 : la part de l’eau que les micro-organismes peuvent réellement utiliser. La teneur en eau dit combien d’eau contient un grain ; l’activité de l’eau dit combien il en offre. Deux lots à la même humidité peuvent donc se comporter très différemment, selon la température, la répartition de l’eau dans le lot et sa teneur en matières grasses.

Dans un silo, l’air chaud migre, se condense sur la paroi froide et crée une zone humide. Les moisissures démarrent là ; leur respiration produit de l’eau et de la chaleur, qui mouillent la zone voisine. Laissé à lui-même, un stockage de céréales fabrique sa propre altération. Et les moisissures de stockage peuvent produire des mycotoxines dans un lot qui n’en contenait pas à la réception.

Un aliment moisi a perdu de la matière sèche, de l’énergie et de l’appétence. Pour des bovins comme pour des volailles, un aliment visiblement moisi ne se distribue pas : on l’isole, et on l’analyse.

Le levier : un aliment sec, frais, qui attend peu, puis un inhibiteur de moisissures dosé sur l’humidité, l’activité de l’eau, le pH et la durée qui reste à couvrir. C’est le rôle de Linkamold.

Comment choisir

Inhibiteur de moisissures ou capteur de mycotoxines : lequel, pour quel risque ?

Les trois outils de la catégorie ne se remplacent pas. Ce tableau dit ce que fait chacun, où, et sur quoi se règle sa dose.

CritèreInhibiteur de moisissuresCapteur de mycotoxinesAntioxydant
Le risque viséMoisissures et levures qui se développent pendant le stockageMycotoxines déjà présentes dans les matières premièresOxydation des graisses, des huiles, des vitamines et des pigments
Comment il agitDes acides organiques qui entrent dans la cellule de la moisissure et bloquent son métabolismeUne argile qui fixe les mycotoxines à sa surface au cours de la digestion ; le complexe est éliminé au lieu d’être absorbéDes molécules qui interrompent la réaction en chaîne de l’oxydation, et des chélateurs qui fixent les métaux qui la déclenchent
Pour bien l’employerUne mycotoxine déjà formée relève d’un capteurLa conservation de l’aliment relève d’un inhibiteur de moisissuresSur une graisse encore fraîche, qu’il protège avant l’oxydation
Ce qui règle la doseL’humidité, l’activité de l’eau, le pH de l’aliment et la durée à couvrirLe niveau de contamination du lot et l’espèceLa teneur en matières grasses et leur insaturation
Point d’applicationÀ la réception de la matière première ou au mélangeur ; en liquide, pulvérisé avec l’eau ajoutéeAu mélangeur, dans l’aliment composéDans le prémélange ou au mélangeur, dans l’aliment ; sur la graisse, au cas par cas
FormesPoudre et liquidePoudrePoudre
PlateformeLinkamoldLinkafixLinkatiox

L’un ne remplace pas l’autre : un lot peut arriver chargé de mycotoxines venues du champ sans une trace de moisissure, et un lot sain peut moisir dans votre silo. Beaucoup d’usines emploient les deux.

Inhibiteur ou capteur : que mesurer pour savoir lequel il vous faut ?

Pour un inhibiteur de moisissures, on suit l’aliment : humidité et activité de l’eau à la fabrication, température du stockage, dénombrement des levures et moisissures au fil des semaines, durée réelle entre l’usine et la dernière distribution.

Pour un capteur de mycotoxines, on suit la matière première : quelles toxines, à quels niveaux, dans quels lots. Aflatoxines, déoxynivalénol (DON), zéaralénone, fumonisines, ochratoxine A : elles ne viennent ni des mêmes moisissures ni des mêmes matières premières, et elles ne se fixent pas toutes aussi facilement sur une argile.

Dans les deux cas, une comparaison entre deux produits se fait sur un protocole écrit d’avance, avec un témoin : sans lui, aucun essai ne dit quelque chose.

Doser sur ce que vous recevez

Doser sur ce que vous recevez vraiment, pas sur ce que vous supposiez

Une matière première n’est jamais deux fois la même : un maïs dont l’humidité varie d’un camion à l’autre, un tourteau dont l’origine change, une graisse de récupération plus ou moins insaturée. Surdoser par précaution, c’est payer pour un risque que l’on ne mesure pas ; sous-doser pour tenir le coût de la formule, c’est rendre l’additif inutile.

Un prélèvement bien fait compte autant que l’analyse, parce que les mycotoxines ne se répartissent pas de façon homogène dans un lot. Les résultats se lisent ensuite au regard de vos seuils : valeurs réglementaires du pays de destination, cahier des charges de vos clients, seuils internes.

Envoyez-nous vos résultats : nous les lisons avec vous et les traduisons en grade et en dose. Pour les mycotoxines : outil d’évaluation disponible pour nos clients, sur demande. Notre façon de travailler, de l’analyse à la recommandation, est décrite dans Notre méthode.

  • L’humidité et l’activité de l’eau décident de la dose d’inhibiteur de moisissures.
  • Le profil de contamination décide du grade de capteur de mycotoxines.
  • La teneur en matières grasses et leur insaturation décident de la dose d’antioxydant.

Graisses, vitamines, pigments : l’oxydation ne se voit qu’une fois installée

L’oxydation d’une graisse commence sans odeur ni couleur : les premiers produits sont invisibles, le goût de rance vient après, quand une partie de la valeur est déjà perdue. La chaleur, l’oxygène, les métaux du prémélange, cuivre et fer en tête, et l’insaturation de la graisse accélèrent la réaction.

Un antioxydant allonge la période pendant laquelle la graisse reste intacte ; il ne répare pas une graisse déjà oxydée. D’où deux règles : l’appliquer tôt, dans le prémélange ou au mélangeur ; calculer sa dose sur la matière grasse, pas sur la tonne d’aliment.

Avec ou sans éthoxyquine : c’est le marché de destination qui choisit la ligne, pas l’animal. Linkatiox existe dans les deux.

Aliment poisson et crevette : deux risques qui s’additionnent

Les conservateurs de l’aliment aquacole répondent à deux risques à la fois : des huiles de poisson très insaturées, qui s’oxydent vite, et des stockages souvent chauds et humides, en sacs, près des bassins. Un aliment poisson a donc besoin d’un antioxydant dosé sur sa matière grasse et, selon son humidité et la durée de stockage, d’un inhibiteur de moisissures.

Linkafix, Linkamold et Linkatiox s’emploient en aquaculture ; le grade et la dose se choisissent sur votre formule et votre climat.

Parlons de vos matières premières

Vous suivez la qualité

Envoyez vos analyses : humidité, activité de l’eau, mycotoxines, matières grasses. Vous aurez en retour un grade et une dose, pas une brochure.

Faire le point sur vos matières premières →

Vous voulez comparer

Un essai se prépare : protocole, témoin, durée, mesures. Proposez-nous le vôtre, ou construisons-le ensemble.

Proposer un essai →

Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Faut-il un conservateur si l’aliment est consommé vite ?

Pas toujours. La dose d’un inhibiteur de moisissures se règle sur l’humidité, l’activité de l’eau, le pH de l’aliment et la durée à couvrir. Un aliment sec consommé en quelques jours n’a pas les besoins d’un aliment stocké plusieurs semaines en climat chaud et humide.

Un inhibiteur de moisissures élimine-t-il les mycotoxines ?

Non. Il freine le développement des moisissures dans l’aliment ; il ne capte pas une mycotoxine déjà formée au champ ou avant la réception. C’est le rôle d’un capteur de mycotoxines, comme Linkafix.

Un aliment moisi est-il dangereux pour les bovins ou les volailles ?

Il peut l’être. Un aliment moisi a perdu une partie de sa valeur et de son appétence, et les moisissures peuvent y avoir produit des mycotoxines. Il ne se distribue pas : on l’isole, on l’analyse, et on en parle au vétérinaire si des animaux en ont consommé.

Activité de l’eau ou teneur en eau : laquelle compte ?

Les deux se mesurent, mais c’est l’activité de l’eau qui dit si une moisissure peut se développer : elle mesure l’eau disponible, pas l’eau totale. La teneur en eau reste utile pour suivre la fabrication et le rendement.

Quels conservateurs pour l’aliment poisson ?

Un antioxydant dosé sur la matière grasse, parce que les huiles de poisson s’oxydent vite, et un inhibiteur de moisissures quand l’humidité et la durée de stockage l’exigent. Linkatiox et Linkamold s’emploient tous deux en aquaculture.

Comment savoir quelles mycotoxines contiennent mes matières premières ?

Par l’analyse, lot par lot, sur un échantillon bien prélevé. Envoyez-nous vos résultats et nous les lisons avec vous ; outil d’évaluation disponible pour nos clients, sur demande.