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Arômes et édulcorants pour l’aliment : l’appétence
Une formule juste sur le papier ne vaut que si elle est mangée. Un arôme et un édulcorant ne nourrissent pas : ils agissent sur l’odeur et le goût de l’aliment, donc sur la décision de l’animal de s’en approcher, puis de continuer à le manger. C’est ce qu’on appelle l’appétence.
De quoi parle-t-on
Palatability enhancer, appétant, arôme : de quoi parle-t-on ?
L’appétence alimentaire (en anglais palatability) est l’attrait d’un aliment pour l’animal : ce qui le fait s’approcher, goûter et revenir. Sa définition passe par le comportement, pas par la composition : un aliment appétent est un aliment choisi et consommé sans hésitation.
Un palatability enhancer, ou appétant, est un ingrédient ajouté pour améliorer cette appétence. Dans l’aliment des animaux d’élevage, ce sont surtout deux familles d’additifs sensoriels : les arômes, qui agissent sur l’odorat, et les édulcorants, qui agissent sur le goût. Ils s’emploient le plus souvent en poudre, au mélangeur ou par un prémélange ; la forme compte moins que le profil et la dose.
Un arôme pour l’aliment se construit en couches : des notes de tête qui attirent, des notes de cœur qui couvrent l’odeur des matières premières et des minéraux, des notes de fond, comme la vanilline ou les lactones, qui résistent à la chaleur et persistent. C’est cette construction, plus que la liste de ses ingrédients, qui fait qu’un arôme tient à la granulation et dure jusqu’à l’auge.
Les plateformes
Deux plateformes, deux sens
Chaque alvéole ouvre sa fiche : profils, grades, emploi, documents.
Ce qu’un arôme masque
Ce qu’un arôme masque vraiment
On achète rarement un arôme pour son parfum. On l’achète pour ce qu’il couvre : l’amertume d’un oxyde minéral, l’acidité d’un acidifiant dosé haut, la note d’une farine ou d’un coproduit moins cher, l’odeur d’une graisse qui commence à rancir. Chaque fois que la formule change pour tenir un coût, quelque chose dans l’aliment change d’odeur ou de goût, et l’animal le remarque avant le formulateur.
Un arôme bien choisi garde au même aliment le même profil sensoriel quand tout ce qui est derrière change : la matière première, la phase, la saison. C’est la promesse de Linkasty.
Masquer n’est pas réparer. Une graisse qui rancit a déjà perdu une partie de sa valeur : l’arôme en couvre la note, un antioxydant comme Linkatiox protège la graisse, en amont.
La mémoire gustative
Une même note, du lait de la truie à l’aliment de croissance
L’animal reconnaît ce qu’il connaît. Quand l’aliment suivant porte la même note que le précédent, le changement se remarque moins : c’est l’argument d’une séquence, pas d’une référence isolée.
- En maternité.Le porcelet découvre les arômes par le lait de sa mère. Linkasty Pure Milk est le profil le plus proche du lait de truie.
- À l’aliment premier âge.Le même profil lacté accompagne ses premières bouchées d’aliment solide.
- Au sevrage.Tout change à la fois : le lait, la case, les congénères. La note de l’aliment, elle, reste la même.
- En croissance.La note évolue par étapes, sans rupture, jusqu’à l’aliment de croissance.
Ce qui fait tenir une séquence
- Un même profil
- Choisi une fois pour toute la séquence, pas aliment par aliment.
- Une dose par présentation
- Plus haute en granulé qu’en farine, pour compenser ce que prennent le conditionnement et la filière.
- Les autres espèces
- Chez le veau, le passage du lait à l’aliment solide suit la même logique.
Comment choisir
Arôme ou édulcorant : lequel, pour quel aliment ?
| Critère | Arôme : Linkasty | Édulcorant : Linkasweet |
|---|---|---|
| Le sens visé | L’odorat : la décision de s’approcher de l’aliment | Le goût : la décision de continuer à manger |
| Ce qu’il fait | Attire, couvre l’odeur des matières premières et des minéraux, garde un profil constant | Donne un goût sucré franc, sans amertume, et couvre celle des minéraux et des acides |
| Quand le choisir | Changement de formule, coproduits, acidifiant ou minéraux dosés haut, séquence du premier âge au croissance | Aliments premier âge et porcelets, chez qui le goût sucré prolonge celui du lait |
| Grades | Neuf profils : lactés, fruités, anisé | Deux grades, MX et ST |
| Espèces | Porcs, volailles, ruminants, aquaculture, animaux de compagnie, profil par profil | Le porc d’abord ; les autres espèces selon le marché |
| Emploi | Au mélangeur ou par un prémélange | Toujours par un prémélange, jamais directement au mélangeur principal |
| Plateforme | Linkasty | Linkasweet |
Arôme et édulcorant se complètent souvent : l’un fait venir l’animal à l’auge, l’autre l’y fait rester.
Les édulcorants
Quels édulcorants pour l’aliment, et lesquels selon le marché ?
Un édulcorant pour l’aliment n’est pas du sucre. Un édulcorant intense sucre plusieurs centaines de fois plus que le saccharose : il s’emploie à très faible dose, sans apport d’énergie qui compte dans la formule. En associer deux reproduit l’attaque rapide et la persistance du goût du sucre, et couvre l’amertume des minéraux et des acides.
Toutes les espèces ne goûtent pas le sucré de la même façon. Le porc y est très sensible, et chez le porcelet le goût sucré prolonge celui du lait : c’est l’espèce où un édulcorant sert le plus. Les volailles y sont peu sensibles ; chez elles, l’appétence passe surtout par l’odeur, la texture et la présentation de l’aliment. Chez les bovins, on l’emploie surtout chez le jeune, au passage du lait à l’aliment solide.
La liste des édulcorants admis dans l’aliment n’est pas la même d’un pays à l’autre, et elle change : en Asie, chaque pays tient la sienne, et l’Union européenne a revu la sienne en 2026. Linkasweet associe deux édulcorants intenses : avant toute offre, nous vérifions avec vous les édulcorants admis dans l’aliment par votre pays de destination.
Réglementaire
Un additif sensoriel : ce qu’il fait, et comment l’employer
Arômes et édulcorants sont des additifs sensoriels, au sens du règlement (CE) n° 1831/2003 : ils agissent sur l’aliment et sur la décision de l’animal de le manger. C’est le seul effet qu’ils revendiquent.
Chaque molécule doit être admise dans le pays de destination : c’est la première question que nous posons, avant celle du profil. Les catégories d’additifs du règlement 1831/2003 disent où se range chaque famille.
Quand l’appétence compte le plus
Un aliment appétent compte toujours ; il compte davantage à certains moments, quand l’animal a une raison de manger moins ou quand l’aliment a une raison de moins plaire.
- Au sevrage et au démarrage : l’aliment solide doit être accepté vite ; c’est l’un des leviers du sevrage du porcelet.
- Au changement de formule : une nouvelle matière première, un coproduit, une autre graisse.
- Quand un additif a du goût : acidifiant ou minéraux dosés haut.
- Quand il fait chaud : l’ingéré baisse, et chaque bouchée compte.
- En aquaculture et en petfood : les aliments aquacoles et les aliments pour chiens et chats ont leurs propres attentes d’odeur et de texture.
Parlons de votre aliment
Un aliment qui ne passe pas
Dites-nous l’espèce, le stade, la formule et ce qui a changé : nous cherchons avec vous ce que l’animal refuse, et le profil qui le couvre.
Parlons de votre aliment →Une séquence à construire
Du premier âge au croissance : un profil, une dose par aliment, et la fiche technique de chaque grade.
Demander la fiche technique Linkasty →Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com
Pour aller plus loin
- Feed Solutions →
Les quatre catégories d’additifs pour l’usine d’aliment.
- Digestion et performance →
Les leviers de la santé digestive, du sevrage à la finition.
- Tous les produits →
Feed Solutions et Farm Solutions, par espèce.
Questions fréquentes
Un arôme tient-il à la granulation ?
Oui, s’il est construit pour : ses notes de fond, comme la vanilline ou les lactones, résistent à la chaleur. On le dose un peu plus haut en granulé qu’en farine, pour compenser ce que prennent le conditionnement et la filière.
Arôme ou édulcorant pour les porcelets ?
Souvent les deux : l’arôme fait venir le porcelet à l’auge, l’édulcorant l’y fait rester. Le porc est très sensible au sucré, et chez le porcelet le goût sucré prolonge celui du lait.
Les volailles sont-elles sensibles au sucré ?
Peu. Chez les volailles, l’appétence passe surtout par l’odeur, la texture et la présentation de l’aliment ; un édulcorant y sert beaucoup moins que chez le porc.
Un arôme peut-il cacher un aliment de mauvaise qualité ?
Il peut en couvrir la note, pas en rendre la valeur. Une graisse oxydée ou une matière première moisie restent ce qu’elles sont : on règle la cause, puis on choisit l’arôme.
Comment tester un arôme ?
Par un test de choix : deux aliments identiques, l’un aromatisé et l’autre non, proposés en même temps. Il mesure une préférence, pas un gain d’ingéré ; pour l’ingéré, il faut un essai plus long, avec un témoin.
Pour quelles espèces ?
Linkasty se décline pour les porcs, les volailles, les ruminants, l’aquaculture et les animaux de compagnie, profil par profil : l’anis, par exemple, se destine aux porcs et aux ruminants. Linkasweet sert d’abord le porc.

