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Porcelets à l’auge

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Digestion et performance : acides, butyrates et les autres leviers de la santé digestive dans l’aliment

Neuf plateformes pour une même question : que mettre dans l’aliment pour que l’animal digère ce qu’on lui donne et que sa flore digestive reste équilibrée, surtout quand tout change à la fois, au sevrage ou au démarrage ? Acides, butyrates, monoglycérides, postbiotique, probiotique, tanins, émulsifiant : chacun agit à un endroit différent, et l’enjeu est de choisir, pas d’empiler.

Ce que la famille résout

Ce que le marché appelle « gut health » : qu’y a-t-il dans l’aliment ?

Derrière « gut health », santé digestive ou santé intestinale, il y a trois choses que l’on peut décrire sans promesse : une digestion qui transforme l’aliment en nutriments, une paroi intestinale qui les absorbe et fait barrière, et une flore digestive, le microbiote, qui reste en équilibre. Chez le poulet comme chez le porc, les trois se jouent d’abord dans l’aliment : sa digestibilité, son pouvoir tampon, et ce qu’il laisse de non digéré aux bactéries de l’intestin. La santé digestive des volailles et des porcs commence donc à l’usine, dans la formule.

Les additifs de cette catégorie agissent sur ces conditions. Les acides abaissent le pH de l’aliment et de l’estomac. Les butyrates et la tributyrine apportent l’acide butyrique, principale source d’énergie des cellules de la paroi intestinale. Les monoglycérides sont des molécules dont l’action sur la membrane de certaines bactéries ne dépend pas du pH. Le postbiotique et le probiotique apportent des bactéries lactiques, inactivées ou vivantes. Les tanins se lient aux protéines. L’émulsifiant aide à digérer les graisses de la ration.

Aucun de ces leviers ne fait tout, et ils ne s’additionnent pas simplement : empiler un acide, un butyrate et un probiotique ne donne pas la somme de leurs effets. Le travail consiste à choisir celui qui répond à votre problème, dans votre formule, à votre stade.

Où agit chaque levier

De l’auge à l’intestin : chaque levier a son endroit

Un additif ne vaut que s’il agit là où se trouve le problème. C’est sa forme, acide libre, sel, enrobage ou ester, qui décide de cet endroit.

  1. Dans l’aliment.Les acides abaissent le pH de l’aliment et son pouvoir tampon, la quantité d’acide qu’il faut pour le faire baisser.
  2. Dans l’estomac.Chez le jeune, l’estomac ne produit pas encore assez d’acide : un acidifiant l’aide à atteindre le pH où la pepsine digère les protéines. Un sel de butyrate non protégé se dissout déjà ici.
  3. Dans l’intestin grêle.La tributyrine y est coupée par la lipase pancréatique, qui libère le butyrate ; les lysophospholipides y émulsionnent les graisses ; l’acide benzoïque enrobé y arrive intact.
  4. Au contact de la paroi et de la flore.Postbiotique, probiotique, monoglycérides et tanins agissent au contact de la muqueuse et du microbiote.

Ce qui décide du choix

Le stade
Porcelet sevré, poussin au démarrage, animal en croissance : les besoins ne sont pas les mêmes.
Le pouvoir tampon
Un aliment riche en carbonate de calcium ou en protéines demande beaucoup plus d’acide.
La granulation
Chaleur et pression : une souche vivante ou un enrobage y sont plus sensibles qu’un ester ou une souche inactivée.
L’espèce
Certaines plateformes sont réservées à une espèce, comme l’acide benzoïque au porc.

Comment choisir

Neuf plateformes : laquelle pour quelle question ?

Le point de départ n’est pas le produit, c’est la question que vous vous posez sur votre formule.

Votre questionPlateformeCe que c’estEspèces
Mon aliment de démarrage résiste à l’acidificationLinkacidMélanges d’acides organiques et inorganiques et de leurs sels, dosés sur le pouvoir tampon de l’alimentVolailles, porcs, aquaculture
Je veux un acide qui agisse aussi au-delà de l’estomac du porcLinkazoicAcide benzoïque, pur en granulé ou enrobé à libération progressivePorcs
Je veux du butyrate, sous la forme qui convient à mon alimentLinkaselButyrates de calcium et de sodium, nus ou enrobésVolailles, porcs, aquaculture
Je veux du butyrate libéré dans l’intestin grêle, sans enrobageLinkatribTributyrine : glycérides d’acide butyrique, coupés par la lipaseVolailles, porcs, aquaculture
Je cherche une action qui ne dépende pas du pHLinkalphaMonoglycérides d’acides gras à chaîne courte et moyenne, dont la monolaurineVolailles, porcs, aquaculture
Je veux des bactéries lactiques qui ne craignent pas la granulationLinkabiomePostbiotique : deux souches de lactobacilles inactivées par la chaleur, avec leurs métabolitesVolailles, porcs, ruminants, aquaculture
Je veux des lactobacilles vivants pour le porceletLinkafloreProbiotique : deux souches de lactobacilles vivantsPorcs
Je cherche un extrait végétal pour les phases sensiblesLinkatanTanins hydrolysables et condensés, extraits végétauxVolailles, porcs, ruminants
Je veux mieux valoriser les graisses de la rationLinkalysoLysophospholipides, émulsifiant en micro-perlesVolailles, porcs, aquaculture

Plusieurs questions à la fois ? C’est le cas le plus fréquent. Nous regardons votre formule et votre stade, et nous vous disons par quel levier commencer, et lequel vous pouvez arrêter.

Le sevrage du porcelet

Diarrhée de post-sevrage : ce que peut l’aliment, et ce qui relève du vétérinaire

Au sevrage, tout change en même temps : le lait de la truie disparaît, l’aliment solide devient la seule source de nutriments, les porcelets changent de case et de congénères. L’ingéré s’effondre pendant quelques jours, alors que l’estomac du porcelet ne produit pas encore assez d’acide pour digérer seul des protéines végétales. Les protéines mal digérées arrivent dans l’intestin, où elles nourrissent une flore indésirable.

C’est dans cette fenêtre que survient la diarrhée de post-sevrage, souvent associée au développement d’une flore indésirable dans l’intestin. Le froid et les courants d’air y ont leur part : un porcelet sevré qui a froid mange moins et digère moins bien.

La diarrhée de post-sevrage est une maladie : son diagnostic et ses soins relèvent du vétérinaire. Les produits Linker sont des additifs et des compléments pour l’aliment et l’eau de boisson, employés dans le programme de l’élevage. Ce que l’aliment peut faire, c’est réunir les conditions d’une digestion qui démarre bien. C’est tout le sujet du sevrage du porcelet, levier par levier :

  • Un aliment qui se mange : appétent, dans la continuité aromatique de l’aliment premier âge, avec les arômes et édulcorants.
  • Un estomac qui acidifie : un aliment au pouvoir tampon maîtrisé, acidifié avec Linkacid ou, chez le porc, Linkazoic.
  • Moins de protéine non digérée : une protéine digestible, à une teneur raisonnée pour l’âge.
  • De l’énergie pour la paroi intestinale : le butyrate de Linkasel ou de Linkatrib.
  • Des bactéries lactiques et des extraits végétaux : Linkabiome, Linkaflore, Linkatan, Linkalpha.
  • Et hors de l’aliment : de l’eau propre et accessible dès l’entrée en case, par exemple acidifiée avec Linkacid Prime L, une température adaptée, l’hygiène des cases. L’eau de boisson complète le programme : le sevrage, par l’eau de boisson.

Le butyrate : une question d’adressage

L’acide butyrique libre est odorant et absorbé très tôt : tout l’enjeu est de le faire arriver là où la paroi intestinale l’utilise. Un sel non protégé, butyrate de sodium ou de calcium, se dissout dès l’estomac ; un enrobage lipidique retarde sa libération vers l’intestin, mais dilue l’actif ; la tributyrine, un ester, traverse l’estomac intacte et libère son butyrate dans l’intestin grêle, sous l’action de la lipase. Linkasel couvre les sels, Linkatrib la tributyrine.

Le choix dépend du segment visé, de la température de granulation et du coût par unité de butyrate réellement disponible : c’est la question tributyrine ou butyrate de sodium, que nous travaillons avec vous sur votre formule.

Acidifiant : pourquoi la dose dépend de votre formule

Deux aliments au même pH peuvent demander des quantités d’acide très différentes. Ce qui décide, c’est le pouvoir tampon de la formule : la quantité d’acide qu’il faut pour amener un kilo d’aliment à un pH de référence.

Le carbonate de calcium, les phosphates et les sources de protéines le font monter ; les céréales et les graisses le laissent bas. Un aliment premier âge riche en protéines et en minéraux se laisse donc beaucoup moins acidifier qu’un aliment de croissance à base de céréales : la même dose d’acidifiant n’y fait pas le même travail. Surdoser un aliment peu tamponné coûte sans rien apporter et peut peser sur l’appétence ; sous-doser un aliment très tamponné est la façon la plus courante de conclure à tort qu’un acidifiant ne marche pas.

Chaque acide a aussi son domaine : le formique et le fumarique font baisser le pH vite, le propionique et le butyrique restent actifs plus loin. C’est l’argument d’un mélange plutôt que d’un acide seul, et tout le sujet des acides organiques de l’aliment, un par un.

Envoyez-nous votre formule : nous regardons avec vous ce qui en fait monter le pouvoir tampon, et ce que cela change pour le choix du grade Linkacid et sa dose.

Choisir le bon levier

Vous formulez

Envoyez la formule, l’espèce, le stade et ce que vous observez. Vous aurez une réponse technique : un levier, un grade, une dose.

Choisir le bon levier pour votre formule →

Vous voulez tester

Un essai se prépare : témoin, durée, mesures. Proposez-nous le vôtre, ou construisons-le ensemble.

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Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la santé digestive (gut health) chez la volaille et le porc ?

Le terme recouvre la digestion de l’aliment, l’état de la paroi intestinale qui absorbe les nutriments et fait barrière, et l’équilibre de la flore digestive. L’aliment y joue le premier rôle : sa digestibilité, son pouvoir tampon et ce qu’il laisse de non digéré à la flore. Les additifs de cette page agissent sur ces conditions.

Et les antibiotiques ?

Aucun additif ne remplace un antibiotique. Les leviers de cette page agissent sur l’aliment et sur les conditions de la digestion ; ils trouvent leur place dans les programmes qui réduisent l’usage des antibiotiques, avec la conduite d’élevage, la biosécurité et le vétérinaire.

L’aliment peut-il régler une diarrhée de post-sevrage ?

Non. C’est une maladie, dont le diagnostic et les soins relèvent du vétérinaire. L’aliment agit sur les conditions de la digestion : l’appétence, le pouvoir tampon, la digestibilité de la protéine, l’apport de butyrate et de bactéries lactiques.

Faut-il cumuler plusieurs leviers ?

Pas par principe. Les effets ne s’additionnent pas simplement, et beaucoup d’aliments portent déjà deux ou trois additifs dont personne ne sait lequel travaille. Nous partons de votre problème et de votre formule, et nous vous disons par quel levier commencer, et lequel vous pouvez arrêter.

Postbiotique ou probiotique : quelle différence ?

Un probiotique apporte des bactéries vivantes, dont l’effet dépend de leur survie : c’est Linkaflore. Un postbiotique apporte des bactéries inactivées et leurs métabolites, sans dépendre de cette survie : c’est Linkabiome, qui n’est donc pas un probiotique.

Ces additifs supportent-ils la granulation ?

Cela dépend de leur forme. La tributyrine est un ester : rien à abîmer à la granulation. Un postbiotique, fait de cellules inactivées, ne dépend pas de leur survie. Pour un probiotique vivant ou un produit enrobé, on vérifie la température de conditionnement ; pour Linkaflore, la compatibilité avec votre fabrication se vérifie avec nous. Dites-nous votre procédé, nous vous disons ce qui tient.