Linker Nutrients
Prélèvement à la sonde dans une benne de maïs à la réception d’une usine d’aliment, un collègue tient le sachet d’échantillon

Réception des matières premières : quoi contrôler à l’usine d’aliment, et à quels seuils

Quoi contrôler à la réception, quels seuils tenir au stockage, puis les leviers : la conduite d’abord, l’aliment ensuite.

En bref

La réception des matières premières est le moment où l’usine d’aliment accepte, trie, sèche, oriente ou refuse un lot avant de le mettre en cellule : humidité, température, aspect, mycotoxines, état des graisses et des farines. C’est le dernier point où l’on peut encore agir : une mycotoxine formée ne disparaît ni au broyage ni à la granulation, et une graisse rancie ne redevient pas fraîche.

Paramètre maître
L’eau disponible, mesurée par l’activité de l’eau (aw)
Repère
aw sous 0,70, soit environ 14 % d’humidité pour le maïs à 20 °C (FAO)
Maximum
Aucun point du lot au-dessus de 15 %
Cadre
Plan HACCP, échantillonnage réglementaire, analyse multi-toxines
Premier levier
Un lot sec, prélevé, analysé, puis affecté à un silo identifié
Maïs, tourteau, poudre minérale, granulés et blé en petits tas, vus d’en haut

Le problème

Humidité et activité de l’eau : le repère à tenir à la réception

Un grain ne se garde pas parce qu’il paraît sec : il se garde parce que l’eau qu’il contient est peu disponible pour les moisissures. C’est ce que mesure l’activité de l’eau (aw), de 0 à 1. Repère de la FAO : sous 0,70, la plupart des moisissures ne se développent pas, soit environ 14 % d’humidité pour le maïs et 7 % pour l’arachide, à 20 °C. Plus il fait chaud, plus l’humidité sûre baisse.

Il faut donc fixer un maximum, pas seulement une moyenne. La FAO cite l’exemple d’un maïs à 14 %, sans aucune partie au-dessus de 15 % : une moyenne masque les poches humides, d’où des mesures en plusieurs points du lot, dix au moins.

Le temps pèse autant que le taux. Une denrée restée plus de 48 heures à une humidité non sûre peut déjà produire des toxines, et un séchage solaire fait à temps vaut mieux qu’un séchage mécanique retardé. Sous les tropiques, la récolte de saison des pluies arrive avec des épis vers 35 % d’humidité : dans l’exemple FAO du maïs d’Asie du Sud-Est, on descend sous 22 % au champ, à 16 % au plus sous 48 heures, puis à 14 % avant le stockage.

Toutes les toxines ne se contrôlent pas au même endroit. Les Fusarium, moisissures du champ, laissent DON, zéaralénone et fumonisines dans le grain avant la récolte : on les trouve par l’analyse à la réception. Les Aspergillus et les Penicillium, moisissures de stockage, forment aflatoxines et ochratoxine A aussi dans le silo : c’est là que la conduite du stockage pèse. Voir champ ou stockage et où l’aliment reprend l’eau.

Une humidité sûre à 20 °C ne l’est plus à 30 °C : on lit toujours l’humidité avec la température du grain.

Le temps admissible

Stockage des céréales : combien de temps un grain se garde-t-il ?

Durées approximatives avant 0,5 % de perte de matière sèche, le seuil de déclassement commercial d’un grain. Le tableau se lit avec la température du grain, pas celle de l’air.

Humidité du grainÀ 10 °CÀ 16 °CÀ 21 °CÀ 27 °C
14 %plus de 300 joursplus de 300 jours200 jours140 jours
15 %plus de 300 jours240 jours125 jours70 jours
16 %230 jours120 jours70 jours40 jours
18 %90 jours50 jours30 jours15 jours
20 %50 jours25 jours14 jours7 jours
24 %15 jours10 jours6 jours2 jours

Table de l’université d’État du Dakota du Nord (2011), déclarée approximative ; les valeurs d’origine sont en degrés Fahrenheit, converties ici. Le temps compte depuis la récolte et ne repart pas à zéro après le séchage. Un grain immature ou abîmé se garde moins longtemps, les brisures et les poussières s’altèrent plus vite que les grains entiers, et sous les tropiques les durées sont plus courtes encore : ces tables s’arrêtent à 27 °C. Sources en bas de page.

Par famille

Céréales, tourteaux, coproduits, farines, graisses : à chaque famille son point faible

Ce qui menace chaque matière, et ce qu’on mesure pour le voir venir.

FamilleRisque dominantÀ mesurer
Céréales : maïs, blé, orge, sorgho, brisures de rizHumidité élevée ou inégale, moisissures de stockage, mycotoxines du champ et du stockage, insectes, grains brisésHumidité moyenne et maximale, température du lot, grains brisés et moisis, mycotoxines
Tourteaux : soja, tournesol, colza, coprah, palmiste, arachide, cotonReprise d’humidité, aflatoxines (arachide, coprah, coton), échauffement, rancissement de la matière grasse résiduelleHumidité, température, aflatoxine B1, acidité de la matière grasse
Coproduits : sons, drêches, gluten feed, issuesToxines concentrées dans les fractions externes du grain, humidité variable, échauffement rapideHumidité, mycotoxines
Farines de poisson et de viandeOxydation des lipides, échauffement spontané, charge bactérienneIndice de peroxyde, acidité, antioxydant résiduel, microbiologie
Huiles et graissesOxydation, hydrolyse (acides gras libres), humidité et impuretésIndice de peroxyde, indice d’anisidine, acidité, humidité, insolubles

Le rancissement et ses mesures sont détaillés dans oxydation des graisses.

Le plan de contrôle

Le contrôle à la réception des matières premières, en cinq gestes

Un résultat ne vaut que l’échantillon dont il vient : l’erreur se fait bien plus souvent au prélèvement qu’au laboratoire.

  1. Regarder avant de peser.Bon de livraison, pays de culture, certificat d’analyse du fournisseur ; puis le camion ou la cale : odeur de moisi, de fermentation ou de rance, insectes, corps étrangers, température du lot à la sonde. Un lot chaud, ou qui sent le moisi, se met de côté avant tout test.
  2. Prélever selon le tonnage.Les mycotoxines se répartissent par foyers : quelques grains peuvent porter l’essentiel de la toxine d’un lot. Le règlement (CE) n° 152/2009, modifié par le règlement (UE) n° 691/2013, fixe 58 prélèvements élémentaires pour un camion de 25 t, réunis en un échantillon global de 4 kg ; l’échantillon final fait au moins 500 g, et un échantillon scellé est gardé.
  3. Mesurer sur place.Humidité en dix points au moins, moyenne et maximum ; activité de l’eau sur les matières à humidité trompeuse, tourteaux et coproduits ; test rapide de mycotoxine, bandelettes ou ELISA, calé sur un seuil fixé à l’avance (la FAO cite 5 ou 20 µg/kg de la toxine visée) ; indice de peroxyde et acidité sur les graisses.
  4. Confirmer au laboratoire.Chromatographie multi-toxines pour les lots à risque, selon le plan de surveillance : avec la Recommandation (UE) 2026/1801, le dépistage ne se limite plus à l’aflatoxine.
  5. Décider, puis enregistrer.Accepter, sécher, isoler, orienter vers une espèce moins sensible ou refuser, selon la grille ci-dessous ; affecter le lot à un silo identifié ; noter le lot, les résultats, le silo et le lien avec les lots d’aliment fabriqués.

Ce qui fausse le plus souvent la décision

La moyenne sans le maximum
Un lot à 14 % de moyenne peut porter une poche à 17 %. Le maximum décide.
L’humidimètre
Il se corrige de la température du grain : sur un grain qui sort d’un séchoir à haute température, il lit environ 2 % de moins.
Un seul prélèvement
Une prise en surface ne dit rien d’un camion : le plan de prélèvement se fixe avant l’arrivée.
Les toxines qu’on n’a pas cherchées
Une analyse ne trouve que ce qu’on lui demande. Un lot bon en aflatoxine peut être chargé en DON ou en fumonisines.

Les seuils

Accepter, sous condition, refuser : une grille écrite avant d’en avoir besoin

Une règle écrite dit ce que devient chaque lot, sans improviser devant un camion.

CritèreAcceptéSous conditionRefusé ou isolé
Humidité du maïs14 % au plus, aucun point au-dessus de 15 %Séchage immédiat, ou emploi rapideLot humide sans séchage possible sous 48 heures
Température du lotProche de l’ambianteQuelques degrés au-dessus : contrôle renforcé, emploi prioritaireLot chaud, odeur de moisi ou de fermentation
AspectSainBrisures ou grains moisis hors spécification : nettoyage, triMoisissures étendues, nombreux insectes vivants
MycotoxinesSous la limite du contratSous la valeur d’orientation mais au-dessus du contrat : espèces les moins sensibles, information de l’acheteurAu-dessus de la teneur légale (aflatoxine B1) : refus, aucune dilution
Graisses, farines de poissonIndices et antioxydant résiduel conformes au cahier des chargesProtection antioxydante immédiate, emploi prioritaireGraisse déjà oxydée

Valeurs de départ, à adapter à l’usine, à ses espèces et à son climat. L’humidité du maïs vient de la FAO, la teneur légale de la directive 2002/32/CE.

Ce que dit la règle

Recommandation (UE) 2026/1801 et aflatoxine B1 : ce que la règle fixe à la réception

L’aflatoxine B1 a une teneur maximale légale. La directive 2002/32/CE la fixe à 0,02 mg/kg dans les matières premières, 0,01 dans les aliments complets et 0,005 dans les aliments composés pour le bétail laitier et les jeunes animaux, pour un aliment à 12 % d’humidité. Elle interdit aussi de mélanger un produit qui dépasse la teneur maximale avec un autre pour le diluer : un lot non conforme s’écarte, il ne se rattrape pas. Les valeurs complètes sont dans les valeurs réglementaires des mycotoxines.

La Recommandation (UE) 2026/1801 du 24 juillet 2026 abaisse des valeurs d’orientation, des repères recommandés et non des teneurs légales, pour cinq familles de toxines : déoxynivalénol (DON), zéaralénone, ochratoxine A, toxines T-2 et HT-2, fumonisines. Pour l’aliment complet du porc : DON 0,7, fumonisines 1,0 et ochratoxine A 0,01 mg/kg ; pour les poulets d’engraissement et les dindes, DON 1,0 ; pour les volailles hors dindes et canards, fumonisines 2,0. Elle s’applique au 1er juillet 2027, et au 1er octobre 2027 pour le maïs, le sorgho, le soja, le tournesol et leurs produits.

Ce que cela change à la réception :

  • Analyser cinq familles ensemble, au moins par sondage, selon l’origine, la récolte et la matière, et les intégrer au plan HACCP.
  • Renégocier les cahiers des charges fournisseurs : les fournisseurs doivent donner à l’usine les teneurs en mycotoxines de leurs matières premières.
  • Suivre chaque matière au regard de son taux d’incorporation : un maïs conforme comme matière première peut faire sortir un aliment pour porcs de la valeur d’orientation.
  • Rattacher les résultats au lot : sans traçabilité de réception, pas d’information de l’acheteur en cas de dépassement.

Ce qu’un contrôle manqué à la réception coûte

Quatre postes qui ne tombent ni au même moment ni dans le même service.

  • Les pertes de matière

    Une perte de 0,5 % de matière sèche suffit à déclasser un grain, et les pertes de stockage des céréales sont estimées à au moins 10 % dans le monde, jusqu’à 50 % dans les régions tropicales (Mannaa et Kim, 2017). Ce qui respire dans la cellule ne nourrit plus l’animal.

  • Le lot écarté ou déclassé

    Un lot au-dessus d’une teneur légale s’écarte ; au-dessus d’une valeur d’orientation, il se réoriente ou se renégocie. Pendant ce temps une cellule est immobilisée et la formule se réécrit.

  • La graisse qui rancit

    Une graisse ou une farine oxydée perd de l’énergie et protège mal les vitamines de l’aliment : voir ce que l’oxydation coûte.

  • Le risque commercial

    Un aliment livré au-dessus d’une teneur maximale, c’est un retrait, parfois un rappel, et une relation client à reconstruire. L’acheteur demande de plus en plus les résultats d’analyse avant de signer.

Les pertes réelles dépendent de la récolte, du climat et de la durée de stockage : elles se mesurent sur vos lots.

Réception et stockage : la conduite d’abord, puis l’aliment

Aucun additif ne remplace le séchage d’un grain humide, ni ne rend conforme un lot au-dessus d’une teneur légale.

Sans produit

La conduite, d’abord

À l’usine, de la benne au silo : ce qui se règle avant tout additif.

  • Sécher vite et uniformément

    C’est la mesure la plus efficace contre l’aflatoxine, et le délai pèse lourd : 16 % au plus sous 48 heures, puis 14 % avant le stockage, aucune partie au-dessus de 15 %. Un séchage fait à temps vaut mieux qu’un séchage mécanique retardé.

  • Nettoyer, trier, faire tourner

    Le nettoyage et le tri des brisures, des poussières et des grains moisis sont le seul moyen courant de réduire une mycotoxine déjà formée ; les fractions retirées concentrent les toxines et ne reviennent pas dans l’aliment. Premier entré, premier sorti ; cellules vidées et nettoyées entre deux lots ; toits étanches ; grain nettoyé à l’écran avant la mise en cellule.

  • Ventiler, refroidir, suivre la température

    La respiration des grains et des insectes produit de l’eau et de la chaleur : elle crée des points chauds où les moisissures démarrent. Ventilation aux heures fraîches et sèches, température suivie par câbles en silo ; une hausse localisée signale une activité de moisissures ou d’insectes.

  • Écrire le plan et le tenir

    Le plan HACCP est obligatoire pour les fabricants d’aliments composés. Dans l’exemple FAO d’un aliment à base de maïs, la réception est un point critique : test d’aflatoxine par lot, humidité maximale, séchage ou refus comme action corrective, changement de fournisseur si les refus sont trop fréquents. Traçabilité du lot jusqu’aux aliments fabriqués.

Feed Solutions

Par l’aliment

Le plan de réception décide de ce qui entre ; les produits aident à garder sain ce qui a été accepté.

  • Freiner les moisissures sur une matière déjà sèche

    Un inhibiteur de moisissures associe des acides organiques et leurs sels. Il protège une matière à humidité sûre des reprises d’eau, de la condensation et des stockages longs, en climat chaud et humide surtout : en poudre sur la matière première à la réception ou au mélangeur, en liquide pulvérisé avec l’eau ajoutée au mélangeur. Il ne retire pas une toxine déjà formée, et il ne dispense pas de sécher.

  • Protéger les graisses dès l’arrivée

    Un antioxydant allonge la période avant l’oxydation ; il ne répare pas une graisse oxydée. Il s’ajoute à l’arrivée des huiles et des graisses encore fraîches, sur les farines insuffisamment protégées et dans les prémélanges. Suivi et seuils : oxydation des graisses.

  • Capter dans l’aliment ce qui reste

    Un capteur de mycotoxines est une argile incorporée à la fabrication : Linkafix Secure est une bentonite, Linkafix Advance une argile fibreuse activée. Il se place après la réception, quand l’analyse montre une présence sous les teneurs légales ou un risque (origine, saison, plusieurs toxines), pour aider à réduire l’exposition des animaux. Jamais pour rendre conforme un lot : voir les leviers mycotoxines.

  • Soigner l’hygiène des matières premières, hors de l’Union européenne

    Un agent d’hygiène de l’aliment contribue à réduire la charge bactérienne des matières premières à contrôle bactérien, farines animales et tourteaux, dès la réception, puis celle de l’aliment fini. Linkasalm FA L : non commercialisé dans l’Union européenne.

Silos métalliques d’une usine d’aliment en climat tropical, un camion-citerne devant la tour de mélange
Du camion à la cellule : ce qui entre est décidé à la réception.

Quatre plateformes Linker, quatre moments de la réception au stockage

Elles n’agissent pas au même endroit et ne se remplacent pas. Chacune a sa fiche : formes, emploi, documents.

PlateformeOù elle agitQuand
linkamoldInhibiteur de moisissures · alimentTest de laboratoireSur aliment inoculé conservé 90 jours à 25 °C, les moisissures inoculées ont été ramenées à un niveau non détectable, quand le témoin dépassait 10⁸ UFC/g.
ConditionsTest de laboratoire sur aliment en farine, bocaux fermés ; deux doses, 1,5 et 3 kg/t ; comptages à 60 et 90 jours.
Le détail sur sa fiche
Sur la matière première à la réception, ou dans l’aliment au mélangeurMatière déjà à humidité sûre, stockage long, climat chaud et humide, eau ajoutée au mélangeur
linkatioxAntioxydant · alimentTest de laboratoireLors d’un essai sur nos formules antioxydantes sans éthoxyquine (test Rancimat sur saindoux), la période d’induction s’est allongée de 39 % de plus qu’avec l’éthoxyquine seule, à dose égale.
Conditions100 °C sous flux d’air ; 200 ppm d’antioxydants ; formule testée sous forme liquide.
Le détail sur sa fiche
Sur les huiles et les graisses, et dans les prémélangesDès l’arrivée, tant que la matière grasse est encore fraîche
linkafixCapteur de mycotoxines · alimentTest de laboratoireAvec les six mycotoxines dans la même solution, Linkafix Advance AC retient 51,9 % du DON, contre 7,3 % pour Linkafix Advance seul dans la même série.
ConditionsTest in vitro : adsorption à pH 3, puis désorption à pH 6,5 ; aflatoxine B1 à 4 000 ppb, zéaralénone, T-2, fumonisine et ochratoxine A à 500 ppb, DON à 1 000 ppb, toutes ensemble.
Le détail sur sa fiche
Au mélangeur, dans l’aliment composé ou par le prémélangeQuand l’analyse montre une présence sous les teneurs légales, ou un risque : origine, saison, plusieurs toxines
linkasalmHygiène de l’aliment · alimentSur les matières premières à la réception, puis sur l’aliment finiMatières premières à contrôle bactérien. Non commercialisé dans l’Union européenne

La dose se lit sur la fiche de chaque plateforme quand elle est publiée ; sinon elle se demande, avec la matière, son humidité, la durée de stockage et le climat. Les risques de l’aliment sont réunis dans sécurité et conservation de l’aliment.

Sources

  1. Recommandation (UE) 2026/1801 de la Commission du 24 juillet 2026 concernant la présence de déoxynivalénol, de zéaralénone, d’ochratoxine A, des toxines T-2 et HT-2 et de fumonisines dans les aliments pour animaux (site externe)EUR-Lex · JO L, 2026/1801, 28.7.2026
  2. Directive 2002/32/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 mai 2002 sur les substances indésirables dans les aliments pour animaux, version consolidée du 28 novembre 2019 (site externe)EUR-Lex · JO L 140 du 30.5.2002, p. 10
  3. Règlement (CE) n° 152/2009 de la Commission du 27 janvier 2009 portant fixation des méthodes d’échantillonnage et d’analyse destinées au contrôle officiel des aliments pour animaux (site externe)EUR-Lex · JO L 54 du 26.2.2009
  4. Règlement (UE) n° 691/2013 de la Commission du 19 juillet 2013 modifiant le règlement (CE) n° 152/2009 en ce qui concerne les méthodes d’échantillonnage et d’analyse (site externe)EUR-Lex · JO L 197 du 20.7.2013
  5. Règlement (CE) n° 183/2005 du Parlement européen et du Conseil du 12 janvier 2005 établissant des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux (site externe)EUR-Lex · JO L 35 du 8.2.2005
  6. Manual on the application of the HACCP system in mycotoxin prevention and control (site externe)FAO et AIEA · FAO Food and Nutrition Paper 73, 2001 · consulté le
  7. High-moisture grains for swine (site externe)Université du Minnesota · Hawton, Bache et McKenzie, fiche PIH-73 · consulté le
  8. Influence of Temperature and Water Activity on Deleterious Fungi and Mycotoxin Production during Grain Storage (site externe)Mycobiology · Mannaa et Kim, 2017, vol. 45, p. 240 · consulté le

Textes relus le 24 octobre 2026 dans l’entrepôt de l’Office des publications de l’Union européenne, qui alimente EUR-Lex. Les repères de stockage viennent des manuels de la FAO et de services universitaires de vulgarisation ; ils se règlent sur votre matière, votre climat et votre installation. Seule la version publiée au Journal officiel de l’Union européenne fait foi.

Questions fréquentes

Quelle humidité et quelle activité de l’eau pour stocker un maïs sans risque ?

Environ 14 % d’humidité, avec un maximum de 15 % : le repère de la FAO et son détail sont dans humidité et activité de l’eau.

Pourquoi la température du grain compte-t-elle autant ?

Parce que moisissures et insectes vont plus vite au chaud : un grain à 16 % d’humidité se garde environ 230 jours à 10 °C, une quarantaine à 27 °C. Voir le tableau de durée.

Les mycotoxines augmentent-elles pendant le stockage ?

Oui pour celles des moisissures de stockage, aflatoxines et ochratoxine A, quand l’eau et la chaleur s’y prêtent ; DON, zéaralénone et fumonisines viennent surtout du champ. Voir champ ou stockage.

Que change la Recommandation (UE) 2026/1801 ?

Des valeurs d’orientation plus basses et cinq familles de toxines analysées ensemble, à partir du 1er juillet 2027. Voir ce que la règle fixe.

Combien de prélèvements pour un camion de maïs ?

Selon le règlement (CE) n° 152/2009, 58 prélèvements élémentaires pour 25 t. Voir les cinq gestes du contrôle.

Un inhibiteur de moisissures peut-il remplacer le séchage ?

Non : il protège une matière déjà sèche. Conserver un grain humide sans le sécher est une technique à part, à l’acide propionique pur, de 5 kg/t à 16 à 18 % d’humidité jusqu’à 15 kg/t à 35 % pour un an (Université du Minnesota), avec un matériel adapté. Voir les leviers par l’aliment.

Un capteur de mycotoxines rend-il conforme un lot contaminé ?

Non. Un lot au-dessus d’une teneur légale ne se dilue pas et ne se rattrape pas par un additif : il s’écarte. Voir ce que la règle fixe et les leviers par l’aliment.

Quand ajouter un antioxydant aux graisses et aux farines de poisson ?

Dès la réception, sur une matière encore fraîche : ajouté sur une huile déjà oxydée, il ne répare rien. Voir oxydation des graisses.

Faites le point sur votre réception

Vous recevez du maïs, des tourteaux, des coproduits

Origines, humidité, durée de stockage, climat, résultats d’analyse : nous lisons votre plan de contrôle avec vous et nous vous disons ce qui relève du séchage, du tri, de la conservation ou d’un capteur.

Faire le point sur votre réception →Demander la fiche technique Linkamold →

Vous recevez des graisses ou des farines

Type de matière grasse, indices mesurés, délai entre l’arrivée et l’emploi : parlons de la protection de vos graisses dès la réception.

Parler de vos graisses et farines →Demander la fiche technique Linkatiox →

Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com

Pour aller plus loin