Linker Nutrients
Ligne de granulation dans une usine d’aliment

Qualité du granulé d’aliment, humidité et rendement d’usine : ce que l’usine règle

De la vapeur au sac : durabilité, fines, humidité perdue, eau ajoutée au mélangeur, et le risque de conservation qui l’accompagne.

En bref

La qualité du granulé d’aliment est sa tenue jusqu’à la mangeoire : la part de granulés qui restent entiers, résumée par l’indice de durabilité (PDI), et la quantité de fines produites en route. Elle se joue à l’usine, entre la formule, la vapeur du conditionneur, la filière de la presse et le refroidissement, et elle va de pair avec l’humidité que l’aliment garde jusqu’au sac.

Ce qui se mesure
Le PDI, avec sa méthode, et le taux de fines à la ferme
Ce qui la fait
La formule, la vapeur, la filière, le refroidissement
L’eau
Apportée par la vapeur et par le mélangeur, en partie retirée au refroidisseur
Le risque
Un aliment plus humide se conserve moins bien : l’activité de l’eau décide

Le problème

Humidité perdue à la granulation : que mesure l’usine ?

Cinq étapes, avec les repères que publient les guides universitaires de fabrication d’aliment. Les valeurs exactes se règlent sur votre ligne.

  1. Le mélangeur.On dose les matières premières et les liquides. Dans l’exemple du guide de Kansas State, la farine arrive à 12 % d’humidité. La graisse ajoutée ici fragilise le granulé : environ 1 % au plus au mélangeur, le reste après la presse.
  2. Le conditionneur.La vapeur chauffe la farine, de 82 à 93 °C pour un aliment maïs et soja, pendant 30 à 45 secondes, et l’amène à 17 ou 18 % d’humidité à l’entrée de la filière. Règle pratique du même guide : chaque hausse de 25 °F (environ 14 °C) apporte environ 1 % d’eau. Au-delà de 18 %, la presse peut bourrer.
  3. La presse et la filière.La compression à travers la filière donne sa forme au granulé. Plus le rapport entre l’épaisseur de la filière et le diamètre de ses trous est élevé, plus le granulé est dur, mais plus la presse consomme et moins elle débite.
  4. Le refroidisseur.Le granulé sort à 80 ou 90 °C, avec 15 à 17 % d’humidité. Un flux d’air le ramène à environ 8 °C au-dessus de l’ambiant et à 10 ou 12 % d’humidité. L’objectif donné par Kansas State : revenir à une humidité égale ou inférieure à celle de la farine de départ.
  5. Le silo et le sac.Un granulé encore tiède, chargé dans un silo froid, laisse son eau migrer vers les parois. Ce qui arrive au sac, c’est l’humidité de la formule, moins ce que le refroidisseur a retiré en plus.

L’humidité

Perte d’humidité à la fabrication : un aliment plus sec que sa formule

Toute l’eau que la vapeur apporte repart au refroidisseur, et souvent un peu plus. L’aliment sort alors plus sec que la formule : moins de kilos pour la même matière sèche achetée. Les usines appellent cette perte la freinte (shrink, en anglais). Elle ne se réduit pas à l’humidité : poussières, sacs et balances y entrent aussi.

Les ordres de grandeur publiés sont rares. Une enquête de l’industrie américaine, relayée par la presse professionnelle (Stark, Kansas State), rapporte une freinte totale moyenne de 0,81 %, d’un gain de 1,09 % à une perte de 2,5 % selon les usines. Des articles de presse professionnelle donnent, sans citer de source, 1 à 2 % du tonnage. Aucune de ces valeurs ne remplace la vôtre.

Le bon repère est donc local : l’humidité de la formule d’un côté, l’humidité mesurée au sac de l’autre, lot par lot et saison par saison. Pour viser 88 °C au conditionneur, le guide de Kansas State calcule environ 6 % d’eau apportés à une farine d’hiver et environ 4 % à une farine d’été ; une étude de 2026 (Renner et al.) examine l’effet conjoint de la température ambiante et de celle du conditionneur sur l’humidité apportée. Le même réglage ne donne pas le même résultat toute l’année.

La mesure

Durabilité du granulé (PDI) : comment elle se mesure, ce qui la fait

Le PDI (pellet durability index) est le pourcentage de granulés qui restent entiers après un test d’abrasion normalisé. La méthode du tambour (norme ASAE S269.5) fait tourner 500 g de granulés, débarrassés de leurs fines, pendant 10 minutes à 50 tours par minute, puis retamise le tout. La variante « modifiée » ajoute des écrous hexagonaux pour imiter les manutentions jusqu’à la ferme : elle est beaucoup plus sévère. L’appareil à air de type Holmen est répandu en Europe.

Un PDI n’a de sens qu’avec sa méthode. D’après le guide de Kansas State, selon la quantité de départ (de 300 à 600 g), le PDI standard varie de 87 à 90 % et le PDI modifié de 47 à 76 %. Aucune valeur ne s’impose à toutes les usines : l’objectif est de réduire les fines à la mangeoire, et chaque usine relie son PDI au taux de fines relevé en élevage.

Ce qui fait la durabilité se règle à plusieurs endroits. La formule pèse le plus, environ 40 % dans la répartition souvent citée de Reimer (1992), devant le conditionnement à la chaleur (20 %), la filière (15 %) et le refroidissement (5 %). Sur une presse pilote, passer le conditionnement de 65 à 85 °C ajoute 7 points de PDI, et ramener l’huile ajoutée au mélangeur de 3 à 1 % en ajoute 5,4 (Fahrenholz, 2012, d’après l’U.S. Grains Council).

Ce qui arrive à la ferme

Fines de granulé et indice de consommation : ce que montrent les essais

Chez le porc, trois essais de Kansas State résumés par l’institut de recherche irlandais Teagasc (Badger et al., 2022) opposent des aliments à 9,6 à 15,5 % de fines à des aliments à 83,6 à 90,4 % : l’indice de consommation se dégrade de 5,9 %, 8,6 % et 6,4 %. Un granulé à faible taux de fines reste, lui, meilleur que la farine, de 4,1 à 6,7 %. La granulation améliore l’efficacité alimentaire, à condition que le granulé arrive entier à la mangeoire.

Chez le poulet de chair, les résultats varient. Une étude classique (McKinney et Teeter, 2004) conclut qu’il faut au moins 40 % de granulés à la mangeoire pour que le poids et l’indice progressent. Une communication de congrès de 2025 (Minson et al., non évaluée par les pairs) trouve au contraire un indice meilleur quand la part de fines augmente. Une méta-analyse de 2025 (Ridla et al.) sur les liants de granulés relève qu’ils augmentent le PDI, la dureté et l’humidité sans modifier la consommation, le poids ni l’indice.

Un meilleur PDI ne se traduit donc pas toujours par un gain d’élevage. C’est un outil de réglage du procédé, pas une mesure de ce que l’animal mange : d’où l’intérêt de relier le PDI aux fines relevées à la ferme.

Ce que coûte un point d’humidité perdu

Quatre postes, dont un se calcule.

  • Des kilos qui ne se vendent pas

    La matière sèche est achetée et formulée sur une base d’humidité. Prenons 1 000 kg de matières premières à 12 %, soit 880 kg de matière sèche. Si l’aliment sort à 11 %, il pèse 988,8 kg ; s’il sort à 12 %, il pèse 1 000 kg. Chaque point d’humidité gardé jusqu’à l’humidité de formule vaut donc environ 11 kg d’aliment par tonne fabriquée. Multipliez par votre prix de vente (calcul Linker, hypothèses ci-dessus).

  • Un aliment plus concentré que sa spécification

    Sorti plus sec, l’aliment livré contient un peu plus de matière sèche par kilo que la formule ne le prévoit. L’éleveur reçoit plus de nutriments que prévu, et l’usine vend moins de kilos pour la même matière achetée.

  • Les fines et le retour en presse

    Un granulé qui s’effrite produit des fines qu’il faut cribler et recycler : de la presse et de l’énergie dépensées deux fois. Ce qui reste à la mangeoire peut, en outre, coûter en performance.

  • L’énergie et le débit

    La vapeur représente jusqu’à 72 % de l’énergie de la granulation (Skoch et al., 1983, cité par l’U.S. Grains Council). Pour un aliment poulet, un objectif raisonnable est d’environ 10 kWh d’électricité par tonne (Payne, 2004, même source). Une farine plus humide demande en général moins à la presse, jusqu’au point où elle bourre.

Ce gain ne vaut que jusqu’à l’humidité de formule : au-delà, on dilue les nutriments et on augmente le risque de moisissures, comme le détaille jusqu’où ajouter de l’eau.

Une réponse

Ajout d’eau au mélangeur : ce que montrent les essais

L’eau mise au mélangeur, avant le conditionneur, lie les particules par capillarité et a le temps de pénétrer la particule, ce que la vapeur, en 30 à 45 secondes, ne permet qu’en partie. Sur des aliments à base de maïs, les essais publiés vont de 1 à 5 % d’eau ajoutée : 1 et 2 % (Hott et al., 2008), 2 et 4 % (Buchanan et Moritz, 2009), 2,5 et 5 % (Moritz et al., 2003), jusqu’à 3 % (Lundblad et al., 2009), 1,5 % (Knarr, 2026).

Dans la plupart, la durabilité du granulé et le débit de la presse progressent avec l’eau ajoutée et, dans plusieurs d’entre eux, l’énergie électrique relative de la presse baisse. Chez Moritz et al. (2003), le PDI passe de 75,6 % sans eau à 76,9 % avec 2,5 % d’eau, puis à 79,6 % avec 5 % (valeurs rapportées par Muramatsu et al., 2015).

L’effet dépend pourtant de l’installation. Hott et al. (2008) comparent une usine commerciale et une usine pilote, avec 1 et 2 % d’un mélange d’eau et d’un inhibiteur de moisissures : le PDI progresse dans l’usine commerciale, pas dans l’usine pilote, et les auteurs concluent que le résultat dépend de la technique de fabrication. Dans une usine commerciale étudiée en 2025 (You et al.), l’eau ajoutée comme auxiliaire de fabrication figure parmi les variables défavorables au PDI.

L’eau lubrifie aussi la filière. Trop d’eau réduit la friction et peut annuler l’effet d’une filière plus épaisse ; au-delà de 18 % d’humidité totale à l’entrée de la filière, la presse peut bourrer (Kansas State, 2021). L’eau ajoutée se règle donc sur l’humidité de la farine et sur l’apport de la vapeur, pas à l’aveugle.

La limite

Jusqu’où ajouter de l’eau : l’humidité de formule, pas au-delà

La thèse de doctorat de Knarr (Université de Virginie-Occidentale, 2026) pose la limite. Sur un maïs peu humide, 1,5 % d’eau au mélangeur augmente le débit et la durabilité, et l’aliment garde plus d’humidité tout au long de la fabrication et du stockage. Mais chez des poulets de 7 à 21 jours, le même ajout, avec une filière épaisse, a dégradé l’indice de consommation : les auteurs y voient une dilution nutritionnelle, l’aliment contenant moins de nutriments par kilo. Ils concluent que l’eau au mélangeur ne convient pas si elle n’est pas retirée ensuite, au refroidissement et au séchage.

La règle qui en découle est simple. L’eau ajoutée sert à retrouver l’humidité de la formule que le refroidisseur retire en plus, pas à la dépasser.

Le risque

Aliment plus humide : l’activité de l’eau décide de la conservation

Une eau ajoutée est aussi de l’eau disponible pour les moisissures. Le bon indicateur n’est pas l’humidité totale mais l’activité de l’eau (aw) : la part de cette eau que les micro-organismes peuvent utiliser. Repère de la FAO : les moisissures de stockage se développent dès une activité de l’eau de 0,70. L’explication complète est sur la page aliment moisi au stockage.

Un point d’humidité gardé ne vaut donc que s’il ne fait pas franchir à l’aliment le seuil où les moisissures démarrent, au sac, en silo et pendant le transport. Un granulé encore tiède chargé dans un silo froid y fait condenser l’eau contre les parois (Gerbitz, 2024) ; sous climat chaud et humide, toutes les durées se raccourcissent. Les endroits où l’eau revient sont décrits dans condensation dans les silos et les camions.

Il n’existe pas de durée de vie universelle pour un aliment granulé. Ce qui la raccourcit : l’activité de l’eau, la température, la condensation et les sacs ouverts. La mesure de l’activité de l’eau au sac est le juge de paix.

Granulé, humidité, rendement : les leviers de l’usine

La conduite de la ligne d’abord. Le produit protège ensuite l’eau ajoutée ou l’aliment qui attend ; il ne remplace aucun réglage.

Sans produit

La conduite, d’abord

À la presse et au silo, avant tout additif.

  • Mesurer avant de régler

    L’humidité de la farine à l’entrée du conditionneur, celle du granulé à la sortie du refroidisseur et celle du sac, lot par lot. Le PDI avec sa méthode, son poids de départ et son délai, et le taux de fines relevé à la ferme.

  • Une vapeur de bonne qualité, une farine connue

    Une vapeur médiocre, autour de 80 % de vapeur, fait perdre environ 5 °F de chauffe pour 1 % d’eau apportée, contre une bonne vapeur autour de 97 %. La température visée se règle sur la saison : une farine froide reçoit plus d’eau pour la même température.

  • Un refroidisseur réglé

    Un lit régulier, un débit et une température d’air adaptés, un temps de séjour qui laisse l’eau gagner la surface des granulés épais. Un refroidisseur mal réglé donne deux défauts opposés : un granulé trop sec, ou un granulé encore chaud et humide au cœur, qui transpire ensuite.

  • La graisse au bon endroit

    Environ 1 % au plus au mélangeur, le reste après la presse sur un granulé refroidi : au-delà de 3 % de liquide avant le refroidisseur, il risque d’être aspiré. Une graisse ajoutée après la presse est exposée à l’air et à la chaleur du stockage.

  • Stocker au sec

    Granulé refroidi à quelques degrés de l’air ambiant avant le silo, silos ventilés, sacs sur palettes, stocks tournants. Le détail est dans conserver l’aliment.

Feed Solutions

Par l’aliment

Quand de l’eau est ajoutée au mélangeur, ou quand l’aliment doit attendre.

  • Protéger l’eau ajoutée au mélangeur

    Linkamold Ultra L est un inhibiteur de moisissures liquide, des acides organiques avec le propionique en tête. Il se mélange à l’eau, puis se pulvérise au mélangeur, et la formule aide l’eau à pénétrer la particule, où elle reste liée plutôt que libre en surface. Dose publiée : 0,5 à 2,0 kg par tonne d’aliment composé. Fût ou IBC. La rampe de pulvérisation se règle sur le débit de la ligne, c’est le métier de Linker Flow.

  • Protéger l’aliment et les matières premières qui attendent

    Linkamold LAS est une poudre, des acides organiques et leurs sels avec le propionique en tête. Elle se met au mélangeur, sur l’aliment composé ou sur la matière première. Dose publiée : 0,5 à 1,5 kg par tonne, et 1 à 1,5 kg par tonne en climat chaud et humide. Sac de 25 kg.

  • Protéger les graisses et les vitamines

    Linkatiox est un antioxydant pour les graisses, les huiles, les vitamines et les prémélanges : il ralentit l’oxydation des graisses, avant et après la granulation. Il allonge le temps avant que la graisse ne s’oxyde ; il ne répare pas une graisse déjà oxydée. Dose publiée : 125 g par tonne d’aliment complet, apportés par le prémélange (un grade se recalcule sur la matière grasse de l’aliment : voir sa fiche).

  • Les graisses d’une ration riche

    Linkalyso est un émulsifiant à base de lysophospholipides pour les graisses de l’aliment, dans les rations de plus de 3,5 % de matière grasse. Dose publiée : 0,15 à 0,30 kg par tonne, toutes espèces. Il agit sur la graisse de la ration, pas sur la tenue du granulé : le réglage de la graisse au mélangeur reste celui de la presse.

Linkamold Ultra L

Ultra L : +1 à 2 % d’eau ajoutée, pas d’humidité gardée au sac

Le réglage visé pour Linkamold Ultra L, +1 à 2 %, est une quantité d’eau : celle que l’on ajoute au mélangeur avec le produit. Ce n’est pas l’humidité que l’on retrouve au sac. Entre les deux se trouvent le conditionneur, la presse et surtout le refroidisseur, qui retire une partie de cette eau, plus ou moins selon l’installation et la saison.

Ce que les essais publiés laissent attendre au sac est plus modeste. Dans une étude de 2024 sur deux usines d’aliment bovin (Budak et Bilgeçli), un mélange d’acides organiques ajouté au mélangeur laisse à la sortie du refroidisseur de 0,65 à 1,4 point d’humidité de plus que l’aliment sans ajout. Cette étude porte sur un produit du commerce, qui n’est pas un produit Linker, et l’un de ses auteurs travaille pour la société qui le commercialise ; la quantité d’eau ajoutée n’y est pas indiquée, et ni la durabilité ni l’activité de l’eau n’y sont mesurées.

À notre connaissance, aucune étude indépendante n’a mesuré ensemble l’eau ajoutée, un inhibiteur de moisissures, le PDI, l’énergie de la presse et l’activité de l’eau au sac. Le résultat de votre ligne se mesure donc sur votre ligne : humidité et activité de l’eau au sac, sur plusieurs lots, sans dépasser l’humidité de formule. Un essai mené avec vous est la façon de le faire.

Rampe de pulvérisation d’un additif liquide sur des granulés
Un additif liquide ne vaut que la ligne qui le délivre : la rampe se règle sur le débit.

Comment choisir

Les plateformes Linker concernées

Trois plateformes Feed Solutions. Chacune a sa fiche : grades, emploi, documents.

PlateformeOù elle agitQuand
linkamoldInhibiteur de moisissures · alimentTest de laboratoireSur aliment inoculé conservé 90 jours à 25 °C, les moisissures inoculées ont été ramenées à un niveau non détectable, quand le témoin dépassait 10⁸ UFC/g.
ConditionsTest de laboratoire sur aliment en farine, bocaux fermés ; deux doses, 1,5 et 3 kg/t ; comptages à 60 et 90 jours.
Le détail sur sa fiche
Au mélangeur : dans l’eau ajoutée (Ultra L, liquide), ou en poudre sur l’aliment et la matière première (LAS)Quand de l’eau est ajoutée au mélangeur, ou quand l’aliment doit attendre : stockage long, climat chaud et humide
linkatioxAntioxydant · alimentTest de laboratoireLors d’un essai sur nos formules antioxydantes sans éthoxyquine (test Rancimat sur saindoux), la période d’induction s’est allongée de 39 % de plus qu’avec l’éthoxyquine seule, à dose égale.
Conditions100 °C sous flux d’air ; 200 ppm d’antioxydants ; formule testée sous forme liquide.
Le détail sur sa fiche
Dans le prémélange et l’aliment, pour les graisses et les vitaminesQuand la graisse est ajoutée après la presse, ou quand l’aliment attend
linkalysoÉmulsifiant · alimentEssai sur le produitChez le tilapia, sur 60 jours à 0,3 kg/t : indice de consommation de 1,42, contre 1,82 pour le témoin (essai universitaire publié en 2021).
ConditionsTilapia du Nil d’environ 70 g au départ, trois répétitions par dose ; 4 doses comparées.
Le détail sur sa fiche
Au mélangeur, dans la graisse de la rationDans les rations de plus de 3,5 % de matière grasse

La dose de chaque plateforme se lit sur sa fiche quand elle est publiée ; sinon elle se demande, avec le type de ligne, l’humidité visée et le climat. Pour appliquer un additif liquide après la presse : Linker Flow. Les autres risques de l’aliment sont réunis dans sécurité et conservation de l’aliment.

La démarche

Régler une ligne de granulation : la démarche, en cinq temps

Une démarche à mener avec le responsable de production et le formulateur.

  1. Mesurer l’écart.Humidité de la formule, du granulé à la sortie du refroidisseur et du sac, sur plusieurs lots et plusieurs saisons : c’est la freinte en humidité de votre ligne.
  2. Relire le procédé.Température et humidité à l’entrée de la filière, qualité de la vapeur, refroidisseur, graisse au mélangeur : ce qui se règle sans produit se règle en premier.
  3. Relier PDI et fines.Le PDI avec sa méthode, le taux de fines relevé à la ferme : on vise la mangeoire, pas un chiffre.
  4. Décider de l’eau ajoutée.Combien, sur quelle farine, sous quel climat, et avec quelle protection contre les moisissures.
  5. Mesurer au sac.Humidité, activité de l’eau, aspect, lot par lot, avant de tirer une conclusion.

Sources

  1. Evaluating factors affecting pellet durability and energy consumption in a pilot feed mill and comparing methods for evaluating pellet durability (site externe)Kansas State University, thèse de doctorat · Fahrenholz, 2012
  2. The importance of pellet quality (site externe)Teagasc · Lawlor, 9 août 2024 (résume Badger et al., 2022, KAES Research Reports 8 (10))
  3. Feeding pellets for broiler performance improvements (site externe)Penn State Extension · Boney, mise à jour du 7 novembre 2025 (cite McKinney et Teeter, 2004)
  4. Pellet feed diameter affects broiler growth (site externe)The Poultry Site · Minson et al., Forum scientifique international de la volaille, Kansas State, 19 mai 2025 (communication de congrès)
  5. Impact of pellet binder on feed quality, broiler performance, carcass yield, and organ development: a meta-analysis (site externe)Veterinary Integrative Sciences · Ridla, Adawiyah, Nahrowi et Sukarman, 2025, vol. 23 (2)
  6. Feed operations: how expensive is shrink ? (site externe)World Grain · enquête de Stark, Kansas State
  7. Interaction of ambient temperature and conditioning temperatures on moisture addition throughout pelleting, the pelleting process, and enzyme activity (site externe)Journal of Applied Poultry Research · Renner et al., 2026, vol. 35 (1), 100636
  8. Effect of formulation density, moisture, and surfactant on feed manufacturing, pellet quality, and broiler performance (site externe)Journal of Applied Poultry Research · Moritz et al., 2002, vol. 11, p. 155-163
  9. Feed manufacture and feeding of rations with graded levels of added moisture formulated to different energy densities (site externe)Journal of Applied Poultry Research · Moritz, Cramer, Wilson et Beyer, 2003, vol. 12, p. 371-381
  10. Main effects and interactions of varying formulation protein, fiber, and moisture on feed manufacture and pellet quality (site externe)Journal of Applied Poultry Research · Buchanan et Moritz, 2009, vol. 18, p. 274-283
  11. The effect of adding water into the mixer on pelleting efficiency and pellet quality in diets for finishing pigs without and with use of an expander (site externe)Animal Feed Science and Technology · Lundblad et al., 2009, vol. 150, p. 295-302
  12. The effect of moisture addition with a mold inhibitor on pellet quality, feed manufacture, and broiler performance (site externe)Journal of Applied Poultry Research · Hott, Buchanan, Cutlip et Moritz, 2008, vol. 17, p. 262-271
  13. Optimization of feed manufacturing productive capacity, feed quality, and feed safety utilizing a variety of pellet die parameters, feed additives, conditioning specifications, and simulated feed bin storages (site externe)West Virginia University, thèse de doctorat · Knarr, 2026
  14. Prediction of pellet durability index in a commercial feed mill using multiple linear regression with variable selection and dimensionality reduction (site externe)Journal of Animal Science · You, Tulpan, Krziyzek et Ellis, 2025, vol. 103, skaf021
  15. Moisture optimization and energy saving effects of combined organic acid and surfactant inclusion in pelleted feed production (site externe)Turkish Journal of Agriculture - Food Science and Technology · Budak et Bilgeçli, 2024, vol. 12 (2), p. 208-213 · consulté le
  16. On-farm mycotoxin control in food and feed grain (site externe)FAO · Golob, Good practices for animal feed and livestock, manuel de formation n° 1, 2007
  17. What’s in your pellet bin (site externe)Ag Proud · Gerbitz, 11 août 2024

Sources vérifiées le .

Les guides de Kansas State (2021 et 2015), le chapitre de l’U.S. Grains Council, la revue de Muramatsu et al. et l’étude de Budak et Bilgeçli ont été relus en entier le 24 octobre 2026. Pour les autres publications, seuls le résumé officiel ou un compte rendu ont pu être relus : les chiffres viennent de là. Cette page décrit des publications ; elle ne vaut pas avis technique pour une ligne donnée.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le PDI d’un aliment granulé, et comment se lit-il ?

C’est le pourcentage de granulés qui restent entiers après un test d’abrasion normalisé, à lire toujours avec sa méthode : voir durabilité du granulé.

Quelle durabilité du granulé (PDI) faut-il viser ?

Aucune valeur ne s’impose à toutes les usines ; le PDI se compare au taux de fines relevé chez l’éleveur : voir durabilité du granulé.

Les fines de granulé font-elles vraiment perdre de la performance ?

Chez le porc, oui dans les essais publiés ; chez le poulet de chair, les résultats varient : voir fines de granulé.

Pourquoi une perte d’humidité à la fabrication ?

Parce que le refroidisseur retire l’eau de la vapeur, et souvent un peu plus : voir perte d’humidité.

Combien vaut un point d’humidité gardé dans l’aliment ?

Environ 11 kg d’aliment vendable par tonne fabriquée, à multiplier par votre prix de vente : voir ce que coûte un point d’humidité.

Ajouter de l’eau au mélangeur : jusqu’où aller ?

Jusqu’à l’humidité de la formule, pas au-delà, et en surveillant la presse et l’activité de l’eau : voir jusqu’où ajouter de l’eau.

Pourquoi associer un inhibiteur de moisissures à l’eau ajoutée ?

Parce que l’eau ajoutée est de l’eau disponible pour les moisissures : voir l’activité de l’eau et les leviers par l’aliment.

Que veut dire « +1 à 2 % » pour Linkamold Ultra L ?

C’est l’eau ajoutée au mélangeur, pas l’humidité gardée au sac, qui se mesure sur votre ligne : voir Ultra L.

Comment conserver un aliment granulé sous climat chaud et humide ?

Par un granulé bien refroidi, des silos ventilés, des sacs sur palettes et des stocks tournants : voir les leviers par la conduite.

Faites le point sur votre ligne de granulation

Vous réglez une ligne de granulation

Envoyez-nous ce que vous mesurez : humidité de la formule et du sac, PDI, fines, réglages du conditionneur et du refroidisseur. Nous regardons avec vous où l’eau entre et d’où elle repart.

Demander une visite de site →Proposer un essai sur votre ligne →

Vous ajoutez de l’eau au mélangeur

Débit de la ligne, eau ajoutée, refroidissement, humidité au sac : parlons de Linkamold Ultra L et de sa pulvérisation.

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Pour aller plus loin