Linker Nutrients
Poulets de chair sur leur litière dans un bâtiment ouvert, mangeoires et ligne d’abreuvement

Réduire l’usage des antibiotiques en élevage : la règle, et ce que l’aliment et l’eau soutiennent

Aucun additif ne remplace un antibiotique. La règle européenne, les chiffres, et ce que l’aliment et l’eau soutiennent.

En bref

Réduire l’usage des antibiotiques en élevage, c’est les garder pour l’animal malade, sur diagnostic et prescription du vétérinaire, et tenir le reste par la conduite d’élevage. Dans l’Union européenne, le règlement (UE) 2019/6 l’exige depuis le 28 janvier 2022 : ni routine, ni croissance, ni usage préventif collectif. Aucun additif ne remplace un antibiotique. L’aliment et l’eau soutiennent un programme que le vétérinaire conduit.

Espèces
Volailles, porcs, veaux, aquaculture
Texte de référence
Règlement (UE) 2019/6, article 107, en application depuis le 28 janvier 2022
Objectif européen
Réduire de moitié les ventes d’antimicrobiens d’ici 2030, par rapport à 2018
Ce qui reste
Le soin de l’animal malade, sur diagnostic et prescription du vétérinaire

Pourquoi réduire

Antibiorésistance en élevage : pourquoi on réduit

Les mêmes familles d’antibiotiques servent à soigner l’animal et l’homme, et les bactéries résistantes comme leurs gènes circulent entre l’élevage, l’homme et l’environnement. C’est l’approche « Une seule santé » de l’OMS, de la FAO, de l’OMSA et du PNUE. Plus les bactéries sont exposées, plus les résistantes progressent : préserver l’efficacité des antibiotiques, c’est garder des soins possibles pour les deux.

L’étude GRAM, publiée dans The Lancet en septembre 2024, attribue directement à la résistance bactérienne 1,14 million de décès dans le monde en 2021 et en projette 1,91 million par an en 2050. En France, l’Anses relève que la baisse de l’exposition des animaux s’accompagne d’une baisse des bactéries multirésistantes chez les animaux de production, et que les résistances aux antibiotiques critiques restent stables et globalement basses.

Le constat de 2026 appelle à ne pas relâcher l’effort. Dans leur rapport de février 2026, l’EFSA et l’ECDC notent des résistances encore fréquentes aux antibiotiques anciens et des progrès qui ralentissent à l’échelle de l’Union.

Réduire n’est pas renoncer à soigner. Un animal malade se soigne, sur diagnostic et prescription du vétérinaire : c’est la règle, en Europe comme ailleurs.

Réglementation

Antibiotiques en élevage : ce que la règle européenne a changé

Cinq étapes, de 2006 à 2026. Les textes sont listés dans les sources.

DateTexteCe qui change
1er janvier 2006Règlement (CE) n° 1831/2003, article 11Les antibiotiques facteurs de croissance quittent l’aliment : ils ne sont plus admis comme additifs, hormis les coccidiostatiques et les histomonostatiques.
28 janvier 2022Règlement (UE) 2019/6, article 107Pas de routine, pas de croissance, pas d’usage préventif collectif : voir l’article en clair.
28 janvier 2022Règlement (UE) 2019/4, article 17Un aliment contenant un antimicrobien suit l’article 107 du règlement 2019/6 et ne s’emploie pas en prophylaxie.
Juin 2022Décision de la Commission européenne du 26 juin 2017Fin de l’oxyde de zinc à dose pharmacologique dans l’aliment du porcelet, au plus tard en juin 2022 : voir sevrer sans oxyde de zinc.
9 février 2023Règlement d’exécution (UE) 2022/1255Une liste d’antimicrobiens réservés à certaines infections de l’homme : ils sont interdits chez l’animal.
3 septembre 2026Règlement (UE) 2019/6, article 118Les animaux et produits animaux importés doivent provenir d’opérateurs qui n’ont employé, pendant toute la vie de l’animal, ni antimicrobien facteur de croissance ni antimicrobien réservé à l’homme : voir ce que demandent les marchés.

Le texte

Règlement 2019/6, article 107 : ce que dit la règle, en clair

L’article 107 du règlement (UE) 2019/6 s’applique depuis le 28 janvier 2022. Les antibiotiques ne s’emploient ni en routine, ni pour compenser une mauvaise hygiène, une conduite d’élevage inadaptée, un manque de soins ou une mauvaise gestion. Ils ne servent ni à favoriser la croissance, ni à augmenter le rendement.

La prophylaxie, c’est-à-dire l’administration avant tout signe, n’est admise que dans des cas exceptionnels : pour un seul animal quand il s’agit d’un antibiotique, lorsque le risque d’infection est très élevé et ses conséquences graves. C’est la fin de l’usage préventif collectif.

La métaphylaxie, c’est-à-dire le soin d’un groupe d’animaux dont certains sont malades, n’est admise que si le risque de propagation dans le groupe est élevé et qu’aucune autre solution appropriée n’existe, sur diagnostic et prescription du vétérinaire. Les antimicrobiens que l’Union réserve à l’homme ne s’emploient pas chez l’animal.

La première règle est la plus utile à retenir : la loi dit elle-même qu’un antibiotique ne compense pas la conduite d’élevage. C’est ce qui donne leur place à la biosécurité, à l’eau, à l’ambiance et à l’aliment.

La stratégie « De la ferme à la table » (2020) fixe un objectif : réduire de moitié, d’ici 2030 et par rapport à 2018, les ventes d’antimicrobiens destinés aux animaux d’élevage et à l’aquaculture. Entre 2011 et 2022, les ventes ont baissé de 53 % dans 25 pays (EMA, rapport final ESVAC, novembre 2023). Mais le deuxième rapport ESUAvet de l’EMA (décembre 2025) relève une hausse de 5 % en 2024 par rapport à 2023, et écrit que la baisse observée de 2010 à 2022 « pourrait ralentir ou s’inverser ». Ce qui reste à gagner se gagne élevage par élevage.

Les chiffres

Utilisation des antibiotiques en élevage en France : l’exposition depuis 2011

En France, l’exposition des animaux aux antibiotiques a baissé de 49 % entre 2011 et 2024 (indicateur ALEA, Anses). Elle s’établit à 0,307 en 2024, tout près de l’objectif du plan Écoantibio 3 : rester sous 0,3 sur 2023-2028. L’Anses parle d’un palier : l’exposition oscille autour de ce niveau depuis 2021-2022.

Le chemin parcouru diffère beaucoup d’une espèce à l’autre (voir le tableau ci-dessous). Les antibiotiques critiques (fluoroquinolones, céphalosporines de dernières générations) ne représentent plus que 1,2 % de l’exposition totale en 2024.

Le soin a quitté l’aliment. Les antibiotiques incorporés à l’aliment ont baissé de 71 % depuis 2011 et pèsent moins de 2 % de l’exposition des porcs, des lapins et des volailles. Les poudres et solutions orales, donc surtout l’eau de boisson, en représentent désormais 45 %. D’où l’importance d’une ligne d’eau propre et maîtrisée.

France : l’exposition aux antibiotiques, par espèce, de 2011 à 2024

EspècesÉvolution de l’exposition de 2011 à 2024
Toutes espècesBaisse de 49 %
VolaillesBaisse de 71,1 %
PorcsBaisse de 64,7 %
BovinsBaisse de 15,5 %

Source : Anses, novembre 2025, données 2024. Les chiffres de 2025 paraîtront en novembre 2026.

Nos marchés

Antibiotiques en élevage en Asie du Sud-Est : ce que disent les textes

Pays par pays, ce que les sources publiées permettent d’écrire. Les règles évoluent : elles se vérifient avec le vétérinaire et les autorités du pays.

PaysCe que disent les textes
VietnamLa circulaire 06/2016 limite la liste des antibiotiques admis comme facteurs de croissance au 31 décembre 2017 ; le ministère de l’Agriculture indique que ces usages sont interdits depuis le 1er janvier 2018. Le décret 13/2020 (article 12) réserve l’aliment contenant des antibiotiques à visée préventive aux jeunes animaux, en aliment complet, avec une échéance par classe d’antibiotiques jusqu’au 31 décembre 2025. Depuis le 1er janvier 2026, le ministère annonce que les antibiotiques sont réservés aux animaux malades, sur ordonnance d’un vétérinaire.
ThaïlandeLes antimicrobiens facteurs de croissance sont interdits depuis 2015. En 2018 et 2019, des restrictions successives ont écarté de l’aliment la colistine et les fluoroquinolones, et un aliment contenant un antimicrobien ne se délivre que sur ordonnance vétérinaire.
IndonésieLe Permentan 14/2017 interdit les antibiotiques facteurs de croissance dans l’aliment à partir du 1er janvier 2018 ; l’usage sous contrôle vétérinaire reste permis. La colistine est interdite en élevage depuis le 1er juillet 2020.
PhilippinesLa loi RA 12308, approuvée le 25 septembre 2025, fait du Bureau de l’industrie animale le seul régulateur des produits vétérinaires, et rend obligatoire l’enregistrement des aliments auprès de lui. Les règles évoluent : elles se vérifient avec le vétérinaire et les autorités du pays.

Ces quatre pays ne sont pas les seuls marchés de Linker : seuls figurent ici les textes relus à la source.

Une région où la baisse reste à faire

Le neuvième rapport de l’OMSA (mai 2025, données 2020 à 2022) mesure une baisse de 5 % de l’usage d’antimicrobiens chez l’animal dans le monde : 23 % en Europe, 20 % en Afrique, 4 % dans les Amériques, et 2 % seulement en Asie et dans le Pacifique. Parmi les pays participants, 71 % ont cessé d’employer les antimicrobiens comme facteurs de croissance et 22 % continuent.

Dans cette région, où l’élevage et l’aquaculture s’intensifient, la conduite passe avant tout additif : biosécurité, qualité de l’eau, densité, suivi du vétérinaire.

Ce que demandent les marchés

Importer dans l’Union européenne depuis 2026 : une attestation par denrée

Depuis le 3 septembre 2026, les exportateurs vers l’Union doivent attester, dans le certificat sanitaire, que les animaux n’ont reçu, pendant toute leur vie, ni antimicrobien facteur de croissance ni antimicrobien réservé à l’homme. L’autorisation se donne par pays et par denrée, parmi douze catégories dont la volaille, l’aquaculture, les œufs, le porc et le bovin. Pour les produits à cycle long, les garanties s’appliquent dès la naissance. La liste des pays autorisés est tenue à jour par la Commission : elle se lit pays par pays.

Des distributeurs et des marques écrivent aussi, dans leur cahier des charges, des élevages qui excluent les antibiotiques dès la naissance ou dès la fin du sevrage. Un tel cahier des charges se tient par la conduite et par le suivi du vétérinaire ; un animal malade est soigné, puis suit la règle du cahier des charges. L’aliment et l’eau aident à tenir les conditions d’élevage, ils ne garantissent pas un statut.

L’approche

Réduire l’usage des antibiotiques : ce qu’ont montré les élevages

Les études d’intervention en élevage de porcs donnent la même leçon : la réduction tient d’abord à un plan propre à chaque élevage, établi avec le vétérinaire. Postma et ses collègues (61 élevages flamands, 2017) mesurent une baisse d’usage de 52 % de la naissance à l’abattage, sans dégrader les paramètres de production. Collineau et ses collègues (70 élevages de quatre pays, 2017) obtiennent une baisse médiane de 47 %, sans dégradation des performances techniques.

Dans l’étude de Raasch et ses collègues (2020, 68 élevages), les mesures retenues sont la biosécurité (29 élevages), la vaccination (30), le soin et le bien-être (21), l’ambiance (14), et, pour 45 élevages, un changement de l’alimentation ou de la qualité de l’eau de boisson. Un élevage retient souvent plusieurs mesures à la fois.

C’est la place de l’aliment et de l’eau : une mesure parmi d’autres, au côté de la biosécurité, de la vaccination et de l’ambiance, jamais à leur place.

Réduire les antibiotiques en élevage : les leviers, voie par voie

La conduite d’abord : c’est elle qui porte le reste. Puis l’aliment, qui règle les conditions de la digestion, et l’eau de boisson, voie principale des soins collectifs.

Sans produit

La conduite, d’abord

Les études d’intervention le montrent : la réduction tient d’abord à la conduite et au plan sanitaire, établis avec le vétérinaire.

  • Une biosécurité externe et interne

    Entrées d’animaux, véhicules, personnes, nuisibles ; marche en avant, tout plein tout vide, nettoyage, désinfection et vide sanitaire.

  • Un plan sanitaire établi avec le vétérinaire

    Vaccination, diagnostic de laboratoire quand il le faut, suivi de la consommation d’eau, de l’homogénéité des lots et des analyses.

  • Une eau propre, au débit et au pH tenus

    Débit, potabilité, propreté des lignes, pH et alcalinité, température. L’eau porte aussi les soins prescrits : une ligne mal entretenue les dessert. Les repères sont dans qualité de l’eau de boisson.

  • Une ambiance et une densité réglées

    Température au niveau des animaux, ventilation, ammoniac, humidité de la litière, places à l’auge et à l’abreuvoir : voir ammoniac et litière humide.

  • Un démarrage et un sevrage conduits

    Colostrum ou démarrage à l’éclosion, chaleur, accès rapide à l’eau et à l’aliment ; chez le porcelet, âge et poids au sevrage, transitions d’aliment progressives : voir sevrage du porcelet.

Feed Solutions

Par l’aliment

L’aliment agit sur les conditions de la digestion ; la conduite passe avant.

  • Une formule qui digère bien

    Une teneur en protéines réduite pour l’âge, complétée en acides aminés, des sources digestibles et un pouvoir tampon mesuré : moins de protéine fermentée dans l’intestin. Une méta-analyse de Luise et ses collègues (2021) relie la protéine réduite au post-sevrage à moins de fermentation dans l’intestin ; ses auteurs concluent à l’absence de pénalité sur les performances, à condition que les acides aminés soient couverts.

  • Des matières premières saines

    Mycotoxines, moisissures et oxydation pèsent sur la digestion : des matières premières saines évitent une pression inutile. Voir mycotoxines dans l’alimentation animale.

  • Un estomac acidifié

    Les acides organiques abaissent le pH et le pouvoir tampon de l’aliment. L’acide benzoïque agit sous sa forme non dissociée, active au pH de l’estomac du porc. Un acidifiant se dose sur le pouvoir tampon mesuré : voir digestion et performance.

  • De l’énergie pour la paroi intestinale

    Le butyrate est une source d’énergie des cellules de la paroi intestinale : en sel, nu ou enrobé selon l’endroit où il doit arriver, ou en tributyrine, libérée dans l’intestin grêle par la lipase. La comparaison est faite dans tributyrine ou butyrate de sodium.

  • L’équilibre de la flore du porcelet

    Des lactobacilles vivants apportés par l’aliment, au moment où la flore du porcelet se réorganise, autour du sevrage. Le statut d’un probiotique dépend du marché et de la souche : il se vérifie avec nous.

Farm Solutions

Par l’eau de boisson

L’eau est devenue la voie principale des soins collectifs, et elle reste ouverte quand l’animal mange moins : une ligne propre, au bon pH, sert l’animal et les soins que prescrit le vétérinaire.

  • Une ligne d’eau propre, au pH tenu

    Lignes nettoyées entre deux bandes, pH et alcalinité mesurés, acidification réglée sur l’eau de la ferme : voir eau de boisson.

  • Un apport court quand l’ingéré baisse

    Des vitamines, des acides aminés et des électrolytes par l’eau, sur quelques jours, quand l’animal boit encore mais mange moins : transfert, transport, chaleur, pic de ponte.

  • Une levure inactivée et des acides, en apports courts

    En apports courts et renouvelés, sur le lot qui en a besoin, autour des phases sensibles : mise en place, transition, sevrage.

  • Une substance aromatique d’origine végétale

    L’huile essentielle d’origan, riche en carvacrol, apportée par l’eau de boisson des volailles et des porcs, pour soutenir le confort digestif et l’équilibre intestinal pendant les périodes sensibles.

  • Le confort quand la chaleur monte

    Des substances aromatiques, eucalyptus en tête, dans l’eau de boisson, à démarrer la veille d’un épisode de chaleur annoncé, pour quelques jours.

Un technicien et un éleveur devant le doseur de la ligne d’eau
Réduire se construit à l’élevage, avec le vétérinaire : par la conduite, l’aliment et l’eau.

Comment choisir

Neuf plateformes, chacune dans son rôle : où elle agit, et quand

Chacune agit à un endroit précis, en soutien d’un programme conduit avec le vétérinaire. Le tableau situe ces endroits et le moment où chacune a sa place ; chacune a sa fiche.

PlateformeSon rôle iciOù elle agitQuand
linkazoicAcide benzoïque · alimentEssai sur le produitÉtude publiée en 2024 sur des porcelets sevrés : avec l’acide benzoïque enrobé, la digestibilité de la matière sèche passe de 88,2 % à 90,5 %.
Conditions32 porcelets en cages individuelles, 21 jours ; dose d’essai de 3 kg/t, supérieure à la dose d’emploi du grade.
Le détail sur sa fiche
Dans l’estomac du porc, sous sa forme non dissociéeDans l’aliment du porc, du premier âge à la finition
linkaselButyrate · alimentEssai sur le produitEn essai sur poulets de chair (42 jours), le butyrate de calcium enrobé de Linkasel a amélioré l’indice de consommation de 1,83 à 1,76.
Conditions2 lots de 6 répétitions, 150 poulets par lot ; 1,2 puis 0,6 puis 0,3 kg/t selon la phase.
Le détail sur sa fiche
De l’estomac à l’intestin, selon la forme, nue ou enrobéeQuand la paroi intestinale est la priorité
linkatribTributyrine · alimentPublication sur l’ingrédientChez la pondeuse après le pic de ponte, une étude universitaire publiée rapporte une coquille plus épaisse de 3,1 % avec la tributyrine à 500 g/t.
Conditions384 poules, 8 répétitions de 24 par groupe, 16 semaines ; écart significatif (P = 0,01).
Le détail sur sa fiche
Dans l’intestin grêle, sous l’action de la lipasePour porter le butyrate plus loin dans un aliment granulé
linkafloreProbiotique · alimentDans l’intestin du porcelet, avec des lactobacilles vivantsAutour du sevrage, quand les conditions de fabrication, validées avec nous, le permettent
linkamuneLevure inactivée et acides · eau de boissonDans la ligne d’eau, lot par lotEn apports courts et renouvelés autour des phases sensibles
linkastimVitamines, acides aminés et électrolytes · eau de boissonDans la ligne d’eau, sur le seul bâtiment concernéLes quelques jours où l’animal boit mais mange moins
linkadiarHuile essentielle d’origan · eau de boissonDans la ligne d’eau, en continu ou sur quelques joursPendant les périodes sensibles
linkarespSubstances aromatiques · eau de boissonEssai sur le produitEssai terrain, été 2020, sur plus de 120 000 poulets de chair : +2,3 % de poids à l’abattage.
Conditions6 bâtiments, 3 témoins et 3 avec Linkaresp dans l’eau de boisson ; trois séries d’apports à partir de 21 jours ; abattage à 42 jours.
Le détail sur sa fiche
Dans la ligne d’eau des volailles, des porcs et des vaches laitièresLa veille d’un épisode de chaleur annoncé, pour quelques jours
linkapectinÉlectrolytes et pectines · bâtimentUne poudre de fibres avec électrolytes d’appoint, pour le jeune animal.Dans l’eau ou le lait tiède, au repas ; mélangée à l’aliment pour le porceletChez le veau, l’agneau, le chevreau et le porcelet, aux périodes de transition

Aucun additif ne remplace un antibiotique. Par où commencer ? Par la conduite, l’eau et la formule ; les leviers se choisissent ensuite, sur ce que vous observez. La dose se lit sur la fiche de chaque plateforme quand elle est publiée ; sinon elle se demande, avec l’espèce, le stade et l’objectif. Le statut d’un additif dépend du marché : il se vérifie avec nous et avec les autorités du pays. Jamais dans la même eau qu’un vaccin vivant ; avec un autre produit dans l’eau, ou pendant un soin en cours, le programme s’organise avec le vétérinaire. Les autres acidifiants sont dans digestion et performance et eau de boisson.

La démarche

Réduire les antibiotiques : la démarche, en cinq temps

Une démarche à mener avec le vétérinaire de l’élevage.

  1. Faire le bilan avec le vétérinaire.Usage actuel, biosécurité, vaccination, eau, ambiance, démarrage : ce qui se règle sans produit se règle en premier.
  2. Régler la conduite et l’eau.Lignes d’eau propres, pH tenu, ambiance, places à l’auge, transitions d’aliment progressives.
  3. Relire l’aliment.Protéines, pouvoir tampon, matières premières saines : la formule dit où l’estomac et l’intestin seront le plus sollicités.
  4. Choisir deux ou trois leviers.Un acidifiant dosé sur le pouvoir tampon, puis ce qui répond à votre priorité : la paroi, la flore ou l’eau.
  5. Suivre et ajuster.Indicateurs d’usage, consommation d’eau, homogénéité des lots, analyses : le résultat se lit sur vos bandes, et le programme s’ajuste avec le vétérinaire.

Preuves

Ce que la recherche a mesuré

Les méta-analyses publiées sur les acides organiques, le butyrate, les probiotiques, les postbiotiques, les extraits de plantes et les levures décrivent des effets réels mais modestes sur la croissance et l’indice de consommation, très variables d’un élevage à l’autre. Leurs auteurs signalent une forte hétérogénéité, des biais de publication et, parfois, des études menées ou financées par des fabricants. Ces résultats se lisent comme des tendances, jamais comme une promesse.

Les résultats mesurés sur nos plateformes se lisent sur la fiche de chacune, quand ils sont publiés, avec leurs conditions. Les références des publications citées figurent dans les sources ; le détail se remet sur demande.

Cadre

Ce que dit la règle sur les additifs

Aucun additif ne remplace un antibiotique. Un additif a une autre place : le règlement (CE) n° 1831/2003 le range dans une catégorie (technologique, sensoriel, nutritionnel, zootechnique), et les additifs zootechniques comprennent les améliorateurs de digestibilité et les stabilisateurs de la flore intestinale.

Ce qu’on peut en dire est encadré. L’article 13 du règlement (CE) n° 767/2009 veut une allégation objective, vérifiable par les autorités, compréhensible et étayée scientifiquement dès la mise sur le marché. Il permet de parler d’optimisation de la nutrition et de soutien des conditions physiologiques.

Selon l’article 4 du règlement (UE) 2019/6, c’est la présentation d’un produit (son nom, ses allégations, sa documentation) qui décide s’il est un produit vétérinaire. Le diagnostic, le choix des soins et la prescription relèvent du vétérinaire.

Hors de l’Union, chaque pays a ses règles d’enregistrement et d’allégation : elles se vérifient pays par pays, avec le vétérinaire et les autorités du pays.

Sources

  1. Règlement (CE) n° 1831/2003 relatif aux additifs destinés à l’alimentation des animaux (site externe)EUR-Lex · JO L 268 du 18.10.2003
  2. Règlement (CE) n° 767/2009 concernant la mise sur le marché et l’utilisation des aliments pour animaux (site externe)EUR-Lex · JO L 229 du 1.9.2009
  3. Règlement (UE) 2019/6 du 11 décembre 2018, articles 4, 107 et 118 (site externe)EUR-Lex · JO L 4 du 7.1.2019
  4. Règlement (UE) 2019/4 du 11 décembre 2018, article 17 (site externe)EUR-Lex · JO L 4 du 7.1.2019
  5. Règlement d’exécution (UE) 2022/1255 (antimicrobiens réservés à certaines infections chez l’homme) (site externe)EUR-Lex
  6. Rules on prohibited antimicrobials in imported animal products (site externe)AGRINFO · consulté le
  7. Farm to Fork Strategy (stratégie « De la ferme à la table ») (site externe)Commission européenne · consulté le
  8. Consumption of antimicrobials in animals reaches lowest level ever in Europe (site externe)EMA, rapport final ESVAC, 20 novembre 2023 · consulté le
  9. New data on antimicrobials sales and use in animals in the EU (site externe)EMA, rapport ESUAvet, 9 décembre 2025 · consulté le
  10. Antimicrobial resistance in foodborne bacteria remains a public health concern in Europe (site externe)ECDC et EFSA, février 2026 · consulté le
  11. Suivi des ventes d’antimicrobiens vétérinaires (site externe)Anses, novembre 2025 · consulté le
  12. Less antimicrobial use in animals: a win for everyone (site externe)Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), 9e rapport, mai 2025 · consulté le
  13. Global burden of bacterial antimicrobial resistance 1990–2021: a systematic analysis with forecasts to 2050 (site externe)The Lancet · GBD 2021 Antimicrobial Resistance Collaborators, 2024, vol. 404, p. 1199-1226
  14. Decree No. 13/2020/ND-CP guiding the Law on Animal Husbandry (Vietnam), article 12 (site externe)LuatVietnam · consulté le
  15. Circular 06/2016/TT-BNNPTNT of Ministry of Agriculture and Rural Development (Vietnam) (site externe)LuatVietnam · consulté le
  16. Vietnam implements antibiotic ban in livestock farming from 2026 (site externe)VietnamNet, 6 décembre 2023 · consulté le
  17. Voluntary optimisation of antimicrobial consumption in swine and poultry production in Thailand: a policy analysis (site externe)Frontiers in Veterinary Science, 2024 · consulté le
  18. Respon industri atas larangan antibiotik ternak (Indonésie, Permentan 14/2017) (site externe)Kontan, 22 novembre 2017 · consulté le
  19. COINCIDE : protocole d’étude One Health sur la réduction de la colistine en Indonésie (site externe)One Health, 2026 · consulté le
  20. Republic Act No. 12308 (Animal Industry Development and Competitiveness Act), Philippines (site externe)Lawphil · consulté le
  21. Reducing Antimicrobial Usage in Pig Production without Jeopardizing Production Parameters (site externe)Zoonoses and Public Health · Postma et al., 2017, vol. 64, p. 63-74
  22. Herd-specific interventions to reduce antimicrobial usage in pig production without jeopardising technical and economic performance (site externe)Prev Vet Med · Collineau et al., 2017, vol. 144, p. 167-178
  23. Effectiveness of alternative measures to reduce antimicrobial usage in pig production in four European countries (site externe)Porcine Health Management · Raasch et al., 2020, vol. 6, article 6
  24. Meta-analysis to evaluate the impact of the reduction of dietary crude protein on the gut health of post-weaning pigs (site externe)Italian Journal of Animal Science · Luise et al., 2021, vol. 20, p. 1386-1397

Sources vérifiées le .

Les articles cités des règlements 2019/6, 2019/4 et 767/2009 ont été relus les 22 et 24 octobre 2026 sur les copies du texte de l’Union publiées par legislation.gov.uk, et non dans l’entrepôt de l’Office des publications de l’Union européenne, qui alimente EUR-Lex. Les chiffres de ventes et d’exposition sont ceux des rapports cités. Cette page résume des textes ; elle ne vaut pas avis juridique.

Questions fréquentes

Pourquoi réduire l’usage des antibiotiques en élevage ?

Pour préserver leur efficacité chez l’animal comme chez l’homme : voir l’enjeu.

Les antibiotiques sont-ils interdits en élevage ?

Non. Un animal malade se soigne, sur diagnostic et prescription du vétérinaire. Ce qui a pris fin en Europe : les facteurs de croissance, l’usage de routine et l’usage préventif collectif. Les dates sont dans le tableau européen.

Que dit le règlement européen 2019/6 ?

Son article 107 fixe ce qu’un antibiotique ne peut plus faire en élevage : voir l’article en clair.

Qu’est-ce que la métaphylaxie ?

C’est le soin d’un groupe d’animaux dont certains sont malades, quand le risque de propagation est élevé et qu’aucune autre solution n’existe. Elle se décide avec le vétérinaire : voir l’article 107.

Que peut faire un additif dans un programme de réduction ?

Aucun additif ne remplace un antibiotique. Il soutient la digestion et les conditions de l’animal, aux côtés de la conduite : voir ce que dit la règle.

Par où commencer pour réduire l’usage des antibiotiques ?

Par un bilan avec le vétérinaire : biosécurité, vaccination, eau, ambiance, démarrage. Les études d’intervention en élevage de porcs vont jusqu’à environ la moitié : voir ce qui fait la réduction.

Quel rôle pour l’eau de boisson ?

Un rôle central, parce qu’elle porte la plupart des soins collectifs : voir les chiffres français et les leviers par l’eau.

Les règles sont-elles les mêmes en Asie du Sud-Est ?

Non, elles diffèrent d’un pays à l’autre et évoluent : voir le tableau par pays.

Qu’est-ce qui change en 2026 pour les exportateurs vers l’Europe ?

Une attestation dans le certificat sanitaire, pays par pays et denrée par denrée, depuis le 3 septembre 2026 : voir ce que demandent les marchés.

Monter un programme de réduction

À l’usine d’aliment

Envoyez-nous la formule, l’espèce et ce que vous observez : nous regardons avec vous quels deux ou trois leviers de l’aliment ont leur place dans le programme défini avec votre vétérinaire.

Monter un programme de réduction avec nous →Proposer un essai →

En élevage

Dites-nous l’espèce, le stade et l’eau de la ferme : nous construisons avec vous le programme de l’eau de boisson, dans la conduite fixée par votre vétérinaire.

Recevoir un programme →

Ou directement : +33 2 30 91 59 15 · contact@linkernutrients.com

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